E3 2021 : On vous résume l’IGN Expo

Comme vous le disait Noodles hier, l’E3 nouveau est lancé, et avec lui les douze mille conférences officielles et annexes, puisque tous les éditeurs et acteurs de l’industrie ont visiblement décidé d’occuper chaque créneau libre, car ces gens détestent le sommeil – source : les cernes qui dévorent le visage des développeurs intervenants. Après un petit showcase sympathique chez Tribeca – notamment un peu de gameplay de SABLE, Lost in Random, Twelve Minutes, Signalis et Kena : Bridge of Spirits – et la pire conférence de l’année pour Koch Media – on vous aime bien, mais ne refaites jamais ça -, l’évènement de la soirée était l’heure et demie de l’IGN Expo. Petit retour sur le flot d’annonces, de trailers et de liberté éditoriale.

La conférence aurait pu durer quinze bonnes minutes de moins si IGN nous avait épargné ses trois coupures pub – tshirts de boomers, piles électriques, assurances et armée américaine, j’ai subi, alors vous aussi, voilà – et les blagues gênantes des deux hosts – un truc trop long avec une paire de ciseaux, des imitations de vieilles personnes, des remerciements interminables, une peluche de Mario terrifiante -, malgré une absence bienvenue de Geoff Keighley, trop occupé à mener des interviews molles chez Koch. Mais sans attendre, les annonces intéressantes.

On ira dans un ordre croissant d’intérêt : l’évènement était d’abord l’occasion de dévoiler quelques Director’s Cut pour les nouvelles générations. On passera rapidement sur celles de Death’s Gambit, nommée Afterlife et qui ajoutera un certain nombre de contenu – mais probablement pas assez pour le rendre intéressant -, de Mortal Shell et World War Z, pour se concentrer sur celle de Doki Doki Literature Club!. Le visual novel horrifique gratuit de la Team Salvato avait été un petit évènement en 2017 – attention, faut avoir le cœur bien accroché – et sortira en édition augmentée de quêtes annexes, de musiques et visuels HD, pour une sortie en dématérialisé et physique sur PC et consoles. Une excellente occasion pour se replonger dans ce petit OVNI.

Que diriez-vous d’une NOUVELLE PAGE DE PUB ? Non, d’accord. On ne recitera pas Tiny Tina’s Wonderlands et Two Point Campus puisque Noodles l’a fait hier, mais parmi les éternels abonnés des conférences d’E3, on était content·es de retrouver Tunic, toujours aussi mignon, toujours aussi Zelda-like et toujours malheureusement un peu mou, mais aussi le tactical Inkulinati, avec ses animaux anthropomorphes qui pètent dans des enluminures, Sifu, le jeu de bagarre des français de Sloclap, déjà derrière Absolver, ou Skatebird, énième jeu écrit par Xalavier Nelson Jr. (Hypnospace Outlaws, An Airport for Aliens Currently Run by Dogs) et qui, hé bien, promet de faire faire du skate à des oiseaux. Toujours côté skate, c’était également l’occasion de revoir OlliOlli World, à la présentation légèrement cringe, mais aux mécaniques et à la DA plutôt prometteuses. On a également pu avoir une date pour le très joli Unbound : Worlds Apart, dont l’évolution de design a bien évolué au cours de son développement. Enfin, c’était également l’occasion d’en voir un peu plus du Sherlock Holmes : Chapter One de Frogwares, qui en plus de donner bien envie avec son système d’enquête, de dialogues et de collecte d’indices, sa chouette D.A. et son Sherlock chaud comme la braise, ne causera pas de torts à grand monde – du moins côté éditeur – puisqu’il s’agit du premier titre auto-publié du studio.

Mais le clou du spectacle, c’était bien entendu les World Premiere, les projets dévoilés lors de la conférence et quelques titres sur lesquels on avait encore peu d’infos ou oubliés depuis le temps. On citera le plutôt angoissant Bramble : The Mountain King, avec son esthétique glauque tirée de la mythologie nordique et son gameplay lorgnant du côté de Limbo et Little Nightmares, mais surtout l’intriguant Blacktail, qui nous met dans la peau de Baba Yaga, dans un FPS entre action et épouvante, par le tout nouveau studio The Parasight, composé d’anciens de chez Bloober Team. Côté horreur toujours, on pourra éventuellement garder un œil sur Martha Is Dead, qui semble mettre une esthétique sympathique et un contexte pas si courant – la Toscane des années 40 – au service d’un scénario et d’une mise en scène vus et revus ; et Haunted Space, qui promet des éléments horrifiques et une forte emphase sur le scénario par dessus un jeu de dogfight. Ça pourra pas être pire que Redout : Space Assault. Enfin, je ne suis pas certain d’avoir encore tout compris à ce jeu d’enquête et d’exploration, mais l’ambiance angoissante des statues dorées de la ville antique maudite de The Forgotten City nous ont particulièrement fait de l’œil.

Bien sûr, tout cela n’est pas exhaustif : malgré une quantité très satisfaisante d’annonces, l’IGN Expo reste une conférence plutôt mineure en comparaison des gros évènements du week-end – suivez-nous, on en couvre une bonne partie dans les jours à venir – , comme la deuxième partie du Guerrilla Collective Showcase, les Wholesome Games, mais surtout l’Ubisoft Forward – pour toujours plus de jeux apolitiques -, la conférence Devolver qui sera assurément cringe mais un peu drôle, les conf’ Xbox et Square Enix, et notre chouchou qu’est le PC Gaming Show.

Shift

Camélidé croisé touche de clavier et militant pro-MS Paint. J'aime les jeux indés à gros pixels, les platformers sadiques et les énigmes.

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