Les bonnes nouvelles de la semaine : Baba Is You, de la musique et Rockstar

Ça vous avait manqué les Castex Directs™ en compagnie des Trois Stooges ? Les ptits tweets de bon matin nous expliquant que c’est la finance qui va sauver la planète ont bien fait péter votre cardio ? Allez, faisons redescendre la tension, on regarde la grosse fusée qui décolle et on lit les bonnes nouvelles. Aujourd’hui au menu : une mise à jour de première nécessité pour Baba Is You, un album inspiré d’OST vidéoludiques et des DLC gratuits chez Rockstar.

L’éditeur de niveau de Baba Is You s’enrichit

Le diabolique puzzle game d’Arvi Teikari avait torturé les méninges de Murray à sa sortie, ainsi que d’une grande partie de la rédaction, dont les membres ont jeté l’éponge les un·es après les autres. Ceci étant, le titre continue son petit bonhomme de chemin, en améliorant progressivement son éditeur de niveaux – toujours en beta, et accessible dans le menu éponyme sous Steam – qui se voit débugué, amélioré et enrichi de nouveaux blocs au fur et à mesure des mises à jour. Celle de cette semaine ajoute enfin un mot essentiel : « PET », permettant de caresser ce cher Baba, ainsi que la totalité des blocs, textes compris.

Ce patch s’accompagne de la traditionnelle correction massive de bugs et de petites améliorations visuelles – les petits nuages qui suivent Baba sont de retour, plus détaillés qu’avant – et de confort côté interface, ainsi que de l’ajout de blocs d’instruments (guitare, piano, saxo) et de « Pixel », qui ne sert à rien d’autre que faire apparaître un bloc blanc et statique. Cette mise à jour fait suite à celle du 12 janvier, qui elle ajoutait des blocs de nourriture (burger, boisson et navet). Le titre a ainsi de beaux jours devant lui, et si, comme nous, vous n’arriverez jamais à bout de Baba Is You, rien ne vous empêche de concevoir de nouveaux puzzles tout aussi retors, ou juste de plaisants tableaux consistant à caresser Baba, chiller à un concert – en attendant leur retour dans la vraie vie véritable – ou manger au restau – idem, snif.

Un album inspiré d’OST vidéoludiques

Les chroniques de Pixel P-OST sont pour le moment en pause, le temps de dépoussiérer la formule, mais ce hiatus ne m’empêche pas le moins du monde de parler musique dans ces colonnes, comme j’avais pu le faire avec ce très bon Reknowing, album de remix du Oneknowing de Lena Raine, composé par diverses pointures de l’industrie musicale et vidéoludique. Et on reste sur une thématique de remix, puisque cette semaine, c’est Time given, chosen lives de l’artiste Zenibuka qui est arrivé à nos oreilles. L’album propose ainsi huit pistes inspirées des OST de huit jeux différents, et composées à la façon de différents artistes. On y retrouve quelques invités, comme MisterMV pour l’arrangement de Stercus Infantem, morceau inspiré par The Binding of Isaac, ou encore Renardine au chant, pour la piste The Heart of All Mothers, inspirée pour sa part d’Horizon Zero Dawn.

Pochette album Zenibuka Time given, chosen lives

Si j’émets quelques réserves sur certaines pistes – Greener Pastures, inspiré de Cadence of Hyrule ne me plait pas trop et je trouve que Love Pies, que j’aime pourtant beaucoup, est moins réussi que d’autres en tant que pastiche de Celeste – je me dois d’admettre que la majorité des titres, en plus d’être bons, sont assez bluffants dans ce genre du composé à la manière de. La piste Hades, avec ce synthé aux sonorités de thérémine et sa grosse guitare lourde aurait tout à fait sa place dans la BO de Darren Korb, de la même manière que Threading needles sonne à 200% Hollow Knight ou que Stercus Infantem sonne The Binding of Isaac : c’est du bon boulot, qui mérite qu’on y jette une oreille.

Time given, chosen lives a été écouté via un dossier de presse fourni par le compositeur.

Des DLC gratuits pour Max Payne 3 et L.A. Noire

Cette semaine aura été une spéciale « Rockstar fait des trucs sur Steam », puisque dès lundi, l’éditeur commençait par accidentellement retirer tous ses jeux de Steam, pour les faire revenir une vingtaine de minutes plus tard, avec, par accident encore, Midnight Club 2, pourtant disparu de la plateforme depuis 2018, et de nouveau retiré une heure plus tard, permettant tout de même à quelques personnes de se le procurer. Oups.

L.A Noire

Ce qui n’est pas un accident, en revanche, c’est l’ajout gratuit des DLC de Max Payne 3 et L.A. Noire aux versions de base, supprimant de ce fait les pages de DLC de ces deux titres dans le magasin Steam. Côté Max Payne 3, le seul vrai intérêt repose dans le DLC multijoueur Deathmatch Made in Heaven – dont l’ajout gratuit va probablement booster la fréquentation, plutôt faible depuis un bon moment (en même temps, qui veut passer son temps sur le multi Max Payne 3, sérieusement) – , le reste étant du cosmétique et quelques armes supplémentaires, mais la bonne nouvelle concerne surtout L.A. Noire, puisque les DLC apportent de nouvelles enquêtes à l’histoire principale, déjà bien fournie. Les joueurs étant les joueurs, ça râle sur les prix des bundles et réclame un remboursement pour des DLC achetés sur des jeux sortis en 2011 et 2012, mais si vous faites partie des gens avec un cerveau, c’est le moment de relancer ces jeux si vous les possédiez sans les extensions.

Les bonnes nouvelles des bonnes nouvelles

Vous commencez à avoir l’habitude : les bonnes nouvelles commencent et finissent de façon badante. Aujourd’hui, c’est Boromur qui nous recommande Une journée d’Ivan Denissovitch d’Aleksandr Solzhenitsyn, un court roman – donc presque une nouvelle ? Je fais ce que je veux de toute manière – décrivant les conditions de vie dans un Goulag au début des années 50, publié en 1962 dans un contexte de déstalinisation.

Shift
Shift

Camélidé croisé touche de clavier et militant pro-MS Paint. J'aime les jeux indés à gros pixels, les platformers sadiques et les énigmes.

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