Les bonnes nouvelles de la semaine : de l’early, des patchs, un bundle pour l’Australie et des reviews

Vous connaissez désormais la rengaine : je vous assène une liste de choses bien déprimantes, vous êtes tristes, je vous console avec ma news positive et tout le monde est content, Shift a de nouveau sauvé votre week-end. Formidable non ? Absolument, et comme tous les samedis : c’est l’heure des bonnes nouvelles.

Early qui comme Access

2019 a été une belle année du côté de l’early access, avec de bonnes surprises telles que Stone Story RPG, Risk of Rain 2, Edge of Eternity ou l’incroyablement maîtrisé Hades et nous espérons fort que celles à venir seront du même tonneau.

C’est en tout cas ce que nous fait miroiter Panstasz, unique développeur du projet World of Horror, qui sera disponible en early access sur PC le 20 février prochain. Le titre proposera une série d’histoires horrifiques en 1-bit bricolées sur MS Paint (quelle merveilleuse idée) et inspirées de deux références de l’horreur que sont Lovecraft et Junji Ito. Le jeu promet pour le moment cinq personnages avec chacun leur récit, et dont la narration sera appuyée par un système de deckbuilding et de combats au tour par tour, ce qui me laisse aussi perplexe que curieux.

Beaucoup moins étonnant, mais aussi alléchant, c’est l’arrivée de Cook, Serve, Delicious 3?! en early le 29 janvier. Le troisième opus de la saga se déroulera dans un food truck parcourant une Amérique dystopique dans laquelle la poutine à l’avocat est un plat acceptable. Connue pour son côté plutôt hardcore et stressant et demandant d’être sacrément multitâche, la série propose pour la première fois un Chill Mode, qui rendra les choses moins violentes pour les nouveaux arrivants.

Faut vivre avec son temps mon vieux

Oui encore des mises à jour, que voulez-vous, l’Histoire se répète éternellement. Mais n’allons pas râler, c’est bien les mises à jour.

On commence par la plus conséquente, celle de Slay the Spire, qui voit le jeu passer en version 2.0, et dont le principal ajout n’est ni plus ni moins qu’un quatrième personnage : The Watcher. Celle-ci était en beta sur Steam depuis quelques mois déjà, et est désormais disponible sur Steam et GoG, et « prochainement » sur PS4, Xbox One et Switch. Je regrette actuellement d’y jouer sur Switch, on ne va pas se mentir. Si The Ironclad se basait sur sa force, The Silent sur le poison et The Defect sur un système d’orbes (un poil complexe à maîtriser, mais très puissant), The Watcher se joue quant à elle via un système de postures – Calme, Colère, Divinité et Neutre – chacune possédant bien entendu ses avantages et inconvénients. Et comme une mise à jour n’ajoute rarement qu’une seule fonctionnalité, arrive dans la foulée tout un tas de contenu bienvenu : des reliques et potions supplémentaires au laboratoire de potion, en passant par l’amélioration du système de mods.

Au tour de Jedi : Fallen Order – GOTY de Tritri et Noodles pour rappel, et auxquels je me joins désormais – de se faire patcher et honnêtement, c’est plus rigolo qu’une vraie bonne nouvelle, puisque le correctif en question est principalement là pour régler un bug du mode photo qui permettait de faire exploser les roquettes ennemies. Navré pour les joueurs et joueuses qui exploitaient cette faille – cela dit, les roquettes ne sont pas vraiment les pires menaces – mais qu’iels se rassurent : la mise à jour est également l’occasion de rendre accessible pour tout le monde les bonus de pré-commande, à savoir quelques babioles de type skins pour le sabre laser, Mantis et BD-1 (bon d’accord, celui-ci est bien mignon). Le fait que ces merdouilles soient offertes n’est pas intéressant en soi, mais cela montre, une fois de plus, la politique d’EA et Respawn pour Jedi : Fallen Order, à savoir un jeu purement solo, et surtout sans DLC ni lootbox. Ne soyons pas naïfs, il ne s’agit pas d’un acte de bonté de l’éditeur, mais plus certainement une réaction au tollé provoqué par le scandale de Battlefront II. Dans tous les cas, espérons que le succès du titre les encourage à poursuivre cette politique et produire d’autres bons jeux d’aventure.

Pathway chien
Pathway est au-delà du Can you pet the dog, vous pouvez l’incarner. Et mordre des nazis.

Enfin, Pathway, le jeu de massacre de nazis au tour par tour de Robotality et Chucklefish propose désormais un mode Hardcore – accessible en beta pour le moment. Celui-ci change considérablement la donne, puisqu’en l’activant toutes les aventures se font à la suite sans possibilité d’être rejouées, les personnages décédés le sont pour de bon, victoires et défaites sont définitives et bloquent le profil, bref, un bon Ironman des familles. Bien que régulièrement patché, le simulateur d’Indiana Jones comportait encore quelques défauts, notamment du côté de l’interface pas toujours claire et de quelques bugs plutôt agaçants, corrigés dans la foulée.

Un bundle pour l’Australie

Loin de moi l’idée de faire de la pub pour l’Humble Store – ils s’en sortent très bien sans moi, bizarrement – mais le Humble Australia Fire Relief Bundle de la semaine proposé par le site est là pour la bonne cause. Celui-ci propose 29 jeux, dont les fantastiques Hollow Knight, Armello, Void Bastards et autres Hand of Fate 2 pour 25$ minimum. Chaque centime est reversé aux organisations qui viennent en aide aux animaux en Australie, partagées entre la WWF, la RSPCA (organisme britannique de défense des animaux) et WIRES, une organisation australienne officiant dans le sauvetage de la faune locale.

Paperbark

Parmi les studios, on retrouve majoritairement des développeurs australiens, tels que Blue Manchu, Team Cherry, Defiant Development (RIP petit ange) ou Paper House, évidemment directement concernés par les incendies, mais on notera avec plaisir que d’autres se sont joints à l’initiative, comme les développeurs tchèques du studio Amanite Design (Machinarium, Botanicula). Le bundle en est pour l’instant à 18 900 copies vendues et sera en vente jusqu’au 23 janvier.

Enfin, si vous voulez absolument joindre jeu vidéo et soutien à l’Australie, il est également possible d’acquérir des dessins de la part des artistes derrière Chicory : A Colorful Tale, en échange d’un don à WIRES.

L’Epic Games Store se positionne contre le review bombing

C’était dans leur feuille de route depuis un moment (oui bon, presque un an), et ça y est, l’Epic Games Store a ajouté les critiques de jeux dans sa boutique, fonctionnalité largement réclamée par les utilisateurs et dont l’absence était fréquemment critiquée par les détracteurs de la plateforme. Seulement, contrairement à Steam, qui laisse passer toutes les critiques et commentaires, Epic a décidé de seulement afficher les critiques des sites pros et blogs validés par OpenCritic – site d’agrégation de critiques vidéoludiques. On pourra certes débattre de l’absence des critiques utilisateurs, de la pertinence de certains papiers validés, ou encore de la note moyenne de Shenmue III (68% c’est bien trop), ainsi que de la quantité non-négligeable de fonctionnalités toujours manquantes sur le store (les screenshots nom d’un chien), cependant, que l’acte soit sincère ou non, cette décision empêche en effet le review bombing, cette action sympathique qui consiste à noter négativement en masse un jeu pour « punir » ses développeurs et ainsi faire descendre sa note en ligne.

Rappelons que l’Epic Store est directement concerné par cette problématique, puisque certains studios ayant signé des exclus chez eux ont immédiatement été victimes de review bombing, les cas les plus impressionnants restant Psyonix après le passage de Rocket League chez Epic, ainsi que les deux devs de Gumberland et leur très mignon Ooblets après leur annonce d’exclusivité. Ce dernier cas permet néanmoins de souligner qu’empêcher le review bombing n’est pas une solution miracle, puisque les deux membres du studio ont pris une réelle vague de violence d’un peu partout après l’annonce, allant des insultes aux menaces de mort, en passant par l’usurpation d’identité. Qu’il est bon d’avoir un public sain et mesuré.

Bonus

C’est l’anniversaire de mon frère, vous ne lui souhaiterez pas, mais vous aurez au moins eu une pensée pour lui.

Shift
Shift

Camélidé croisé touche de clavier et militant pro-MS Paint. J'aime les jeux indés à gros pixels, les platformers sadiques et les énigmes.

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas rendue publique.