Xenosaga, Ubisoft, Super Star Wars : les miettes de l’actualité du 12 janvier 2020

Bienvenue dans les miettes de l’actu. Votre rubrique dominicale où Zali vous informe des news qui vous ont sans doute échappé cette semaine et vous dit où jeter votre argent la semaine prochaine. Aujourd’hui : petit pot pourri des petites nouvelles du monde vidéoludique pendant ces trois semaines où vous vous goinfriez de mets succulents pour oublier votre tonton à l’humour douteux. Avec au programme un portage avorté de Super Star Wars redécouvert sur le tard, Xenosaga qui n’aura pas de remaster, et Ubisoft qui passe un projet de la honte au broyeur.

C’est mal parti pour un remaster nul éventuel de Xenosaga

Xenosaga HD

Désolé pour les nostalgiques : la série de Bandai Namco, Xenosaga, ne sera pas le Shenmue des années 2020. La très (trop) ambitieuse série qui devait prendre la relève du très (beaucoup trop) ambitieux Xenogears et constituer le pinacle des JRPG de science-fiction de l’époque de la PS2 ne sera probablement pas ressortie des cartons de sitôt.

À l’époque de sa sortie, Xenosaga avait déjà été entaché d’innombrables dramas de production : départs ou licenciements des équipes entre les épisodes, succès commercial mitigé, mésentente entre les producteurs et les scénaristes, et arrêt brutal de la série en cours de scénario. La seule survivance de cette série oubliée dans nos machines modernes est l’inégale série des Xenoblade, supervisée pour Monolith Software par Tetsuya Takahashi, scénariste de tous ces machins et spécialiste des jeux rendus à moitié finis. Depuis quelques temps, la communauté des fans de la série demandait si un remaster HD, voire une suite au scénario inachevé de Xenosaga était envisageable.

L’espoir a finalement été douché entre la bûche de Noël et le champagne du Nouvel An par le producteur Katsuhiro Harada, qui a révélé que si un tel projet avait effectivement été envisagé, il n’avait aucune viabilité commerciale à l’heure actuelle et qu’il était peu probable que cet état de fait change de sitôt. Mais il ne faut jamais dire jamais, je vous rappelle qu’en 2019 on a eu un jeu Toejam & Earl ET un jeu Bubsy.

Ubisoft a fichu à la poubelle un jeu nul pas encore annoncé, cinq you Yves.

yves-guillemot ubi

Ce n’était sans doute pas le moment d’être une fois de plus la risée ou la cible de la colère d’une communauté du gaming qui a accueilli fraîchement le Ubisoft cuvée 2019. En pleine Tom Clancysation, l’éditeur a réalisé un E3 assez catastrophique et une année sans aucun succès massif : Rayman Mini, The Division 2, Far Cry New Dawn, Trials Rising… Seul Anno 1800 tire un peu son épingle du jeu, ramenant la franchise d’entre les morts.

Au milieu de cette année qui rappelle le pire de la période précédent la tentative de rachat d’Isengard par le Mordor (qui s’en tire plutôt bien), Ubi a donc choisi de passer discrètement à la trappe un jeu encore non annoncé, sur lequel travaillaient pas moins de 200 personnes qui ont été dispatchées sur les quinze projets en cours dans les différentes filières de la société. Et comme d’habitude, c’est évidemment Jason Schreier qui a révélé la chose, et donné quelques détails sur ce projet fichu à la benne, qui était parti pour être un catastrophique shooter multi à la troisième personne avec des lootboxes. Comme quoi, les périodes de fêtes sont parfois propices à un éclair de lucidité.

On a retrouvé la trace du portage nul de Super Star Wars sur Megadrive

C’est un grand classique des platformers de la Super Nintendo, souvent considéré comme une des meilleures adaptations de la licence, voire d’un film pour console de jeu : le Super Star Wars de 1992 est indubitablement un grand classique de sa décennie. Rétrospectivement, c’était aussi un jeu horriblement difficile, pas toujours très bien équilibré, et sur lequel je me souviens d’avoir beaucoup pesté à l’âge de sept ou huit ans.

Il aura fallu presque trente ans pour que la version Megadrive de ce classique des studios Sculptured Software (ne cherchez pas, ils ont été mis à la poubelle par Acclaim en 2002) ressorte des cartons. Quasiment aucune info n’accompagne ce retour, si ce n’est qu’il s’agissait d’une tentative de portage du jeu par Sega sur sa machine, environ un an après la sortie de la version de Nintendo. Si les images qui nous sont parvenues il y a quelques jours laissent voir une copie assez moche mais plutôt fluide du jeu, il semble que ça soit l’impossibilité technique de porter certaines séquences spectaculaires qui a conduit Sega à remiser le projet d’adaptation.

En effet, Super Star Wars brillait entre autres par ses phases de pilotage en simili 3D reproduisant de manière très fidèle certaines séquences de voltige aérienne des films, à commencer par l’attaque sur l’Étoile Noire, purement et simplement impossible à programmer pour la Megadrive. Sans ces séquences, le jeu perdait une grosse partie de son impact auprès des joueurs. Mais au moins, JJ Abrams n’a pas posé ses sales pattes dessus.

Les autres trucs pas si nuls

Les jeux à paraître du 13 au 19 janvier, et c’est le retour de cette période de l’année où y’a des trucs, dommage, vous n’avez plus d’argent à cause des 18 semaines de soldes qui viennent de s’écouler.

Orangeblood steam

Écoutez, je ne suis pas du genre à dire « un mois de janvier placé sous le signe du Japon », mais je crains de devoir quand même dire « un mois de janvier placé sous le signe du Japon », dans lequel arriveront chez vos marchands de jeux vidéo  :

  • Orangeblood, une uchronie RPG JPOP dans un Japon alternatif.
  • Areia, un jeu chelou de marche cheloue.
  • A Long Way Down, un jeu de stratégie, ou de cartes, je sais pas trop, bref le début des clones de Slay the Spire ?
  • Super Crush KO, car qui n’aime pas les filles qui font la bagarre en rythme sur fond de décors fluo ?
  • Dragon Ball Z Kakarot, un action RPG consacré comme son nom l’indique à Naruto.
  • Tokyo Mirage Sessions #FE Encore, ressortie Switch du crossover entre Persona et Fire Emblem : bref une uchronie RPG JPOP dans un Japon alternatif.
zalifalcam
zalifalcam

J'aime les jeux double A, les walking simulateurs prétentieux et les JRPG, et plutôt que de me soigner, j'écris à leur propos.

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