L’indé matin : SOLAS 128

C’est un nouveau lundi miteux qui se dessine, et pour ne pas céder à la morosité du début de semaine, l’indé matin met en lumière un jeu indépendant, tout juste ou bientôt sorti, qui nous a tapé dans l’œil. De quoi repartir du bon pied, avec curiosité en bandoulière et foi en l’humanité. Puzzle géant tout en musique et en lumières, aujourd’hui, avec SOLAS 128.

Les synthés de synthwave ne sont pas réservés aux jeux de voiture qui font crisser leurs pneus sous un soleil orange et violet ou à ceux qui, sous influence cyberpunk, revisitent les rues de métropoles sales, manteau en cuir sur les épaules et lunettes de soleil en pleine nuit. C’est ce qu’entend rappeler le studio Amicable Animal, accompagné à l’édition d’Armor Games Studios, avec la sortie de SOLAS 128, puzzle game que ne renieraient pas Jean-Michel Jarre et Susumu Hirasawa.

Certes, on ne va pas y faire de la musique à grands renforts de lasers et de mouvements sophistiqués quoiqu’obscurs – et c’est bien dommage, peut-être qu’on trouve ça du côté de la VR ? Mais il va tout de même y être question de jouer avec la lumière et les couleurs, au rythme d’une électro balançant entre synth et chillwave. Au fil des 150 tableaux reliés et continus de SOLAS 128, formant un petit monde en soi, on va devoir amener un rayon de lumière d’un point à un ou plusieurs autres, amenant une part d’exploration dans la progression. Pour ce faire, à nous de créer un chemin à l’aide de blocs et autres interrupteurs à activer. Rien de sorcier a priori, jusqu’à l’arrivée de miroirs, glyphes et autres prismes qui font converger deux couleurs en une seule ou, au contraire, divisent une couleur en plusieurs rayons, multipliant les possibilités avec lesquelles jongler. En passant, peut-être trouvera-t-on ce qui perturbe cet étrange monde.

Derrière ce concept, cousin et héritier revendiqué du récent Tetris Effect jusqu’à l’ancêtre Deflektor sur ZX Spectrum, Amicable Animal abrite un unique développeur, aidé sur ce projet à la musique et aux bruitages. Sa page itch.io permet de découvrir deux précédents projets, où les couleurs trouvaient déjà une place centrale. Pour celleux qui voudraient goûter avant de plonger, un prologue est accessible librement sur Steam (voir juste en-dessous). Cerise sur le gâteau de l’accessibilité, l’expérience est promise comme entièrement adapté au public daltonien.

SOLAS 128 est disponible dès ce lundi 25 janvier sur Steam et Switch.

Bonus. Et comme c’est dur de faire un choix excluant, on vous signale également les sorties de You Arrive in a Town, jeu tourné vers le multi qui reprend à son compte l’ambiance jeu de rôle et fiches de personnage, d’ENCODYA, point’n click cyberpunk mettant en scène une petite fille et son gros robot de copain, ainsi que de Pebble Witch, courte expérience narrative LGBTQ+ dans une ville australienne en bord de mer. Les deux premiers sortiront le 26 janvier, le dernier est déjà disponible sur itch.io et sortira sur Steam le 25 janvier.

Bonus 2. C’est le dernier jour de The Big Adventure Event, l’occasion de découvrir des jeux indés, sortis et à venir, déclinant le point’n click sous de multiples formes, des enquêtes de Rainswept et Lord Winkle Bottom Investigates, à l’humour absurde de The Procession to Calvary, en passant par l’étrange et unique The Longing.

Seastrom
Seastrom

C'est la Loire qui coule dans les veines de Seastrom, mélangée aux subtilités de la vaporwave. Possibilité de l'amadouer en lui parlant Dreyer et Digimon.

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