L’indé matin : Out of the Blue

C’est un nouveau lundi miteux qui se dessine, et pour ne pas céder à la morosité du début de semaine, l’indé matin met en lumière un jeu indépendant, tout juste ou bientôt sorti, qui nous a tapé dans l’œil. De quoi repartir du bon pied, avec curiosité en bandoulière et foi en l’humanité. Les yeux dans le bleu, aujourd’hui, avec Out of the Blue.

Si l’exercice de la game jam est critiquable sur de nombreux points, le format des titres qui en sortent permet d’appréhender le jeu vidéo sous un angle en décalage avec ce que l’industrie propose majoritairement ; on avait pu le constater avec le formidable Below The Ocean. Les contraintes posées sont le point de départ d’idées de gameplay simples, souvent centrées sur une mécanique unique et potentiellement innovante, pour un temps de jeu réduit. Une approche modeste qui appelle à la diversité des propositions et à la découverte de potentiels créatifs renouvelés, comme c’est le cas aujourd’hui avec Out of the Blue.

Développé par Attila Bertold Bozó à l’occasion de la Dungeon Crawler Jam 2022, Out of the Blue reprend les codes du genre (première personne, labyrinthe, déplacement case par case) à petite échelle, en y accolant une mécanique d’énergie qui limite le périmètre d’actions à 32 mouvements avant qu’on ne soit ramené au camp de base. Afin de trouver la sortie, il faudra prêter attention à son environnement et trouver les raccourcis et sources qui permettront d’avancer avec plus d’efficacité au prochain essai. De quoi peu à peu prendre ses repères et s’y sentir presque chez soi, comme le dit joliment un commentaire, pour environ 1h de jeu et deux fins à débloquer sous conditions.

Out of the Blue semble ainsi réfléchi avec tact, et profite par ailleurs d’une direction artistique minimaliste très efficace, entre le bleu, le noir et l’orange. Il faut dire que si son développeur, originaire de Hongrie, signe ici son premier jeu fini, il a déjà peaufiné son style, qu’on peut apprécier avec les chouettes illustrations postées sur les réseaux. Et la bonne nouvelle qui va bien : il est actuellement au travail sur Repose, un autre dungeon crawler reprenant les bases posées ici mais cette fois dans les entrailles malades d’une entreprise louche. Vivement !

Out of the Blue est disponible gratuitement sur itch.io depuis le 24 avril.

Bonus. Et comme c’est dur de faire un choix excluant, on vous signale également les sorties de Metal Mind (25/04, PC), qui a la bonne idée de mêler roguelite et assemblage de mecha, Peglin (25/04, PC), lequel a penché pour une association un chouille plus saugrenue entre pachinko et RPG, ou de Our Lady of Sorrow (26/04, PC), court jeu d’horreur façon found footage prenant place dans une abbaye irlandaise.

Autre ambiance (et budget) avec Prehistoric Kingdom (27/04, PC), de la gestion de zoo à diplodocus tout juste entrée en accès anticipé, We’ll allways have Paris (27/04, PC), nouveau titre du studio derrière le joli Sarawak, The Gunk (29/04, PC), simulation réussie d’agent d’entretien écologiste, si on en croit le papier enthousiaste de Zali, ou encore d’Obscurant (29/04, PC), qui mêle narration et infiltration à base de reproduction de patterns.

Comme d’habitude, les sorties de la semaine à venir sont à retrouver dans les miettes de l’actu.

Seastrom

C'est la Loire qui coule dans les veines de Seastrom, mélangée aux subtilités de la vaporwave. Possibilité de l'amadouer en lui parlant indés et D&D (Dreyer et Digimon).

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