Onmyoji, Sydney Hunter, Bladestorm : les miettes de l’actu de la semaine du 26 octobre 2019

Bienvenue dans les miettes de l’actu. Votre rubrique dominicale où Zali vous informe des news qui vous ont sans doute échappé cette semaine et vous dit où jeter votre argent la semaine prochaine. Aujourd’hui : La géopolitique des jeux au Vietnam, un post mortem rétro pour Sydney Hunter and the Curse of the Mayan, et un nanar oublié sur la Guerre de Cent Ans.

Le jeu Onmyoji se prend les pieds dans la géopolitique asiatique

Onmiyouji mer de chine

Vous avez peut-être entendu parler de la récente polémique causée par le dernier film Dreamworks, Abominable ? Dans un plan du film, une carte de l’Asie du Sud-Est présentant un tracé des eaux territoriales de la mer de Chine extrêmement contesté a créé une série d’incidents diplomatiques dans une région du monde où la tension n’en finit pas de monter depuis des dizaines d’années. Eh bien même si l’affaire n’a pas fait autant de bruit, le monde du jeu vidéo n’a pas été épargné par cette crise, quand le jeu de stratégie au tour par tour chinois Onmyoij a dans une récente mise à jour fait apparaître un tracé géographique similaire, en effaçant purement et simplement les eaux territoriales vietnamiennes au profit de celles de la République Populaire de Chine.

Le gouvernement vietnamien, très largement impacté par les revendications de son titanesque voisin, sur l’intégralité de ses voies navigables a réagi en interdisant purement et simplement Onmyoji sur le territoire, comme ils l’avaient fait pour la diffusion d’Abominable. Pour ceux que ça intéresse, un long article Wikipedia plein de sources touffues revient sur l’ensemble des conflits en cours le long de la Ligne des Neuf Traits. Si vous voulez passer un bon dimanche, sachez que ce conflit absolument inconnu chez nous est l’un de ceux qui, selon pas mal d’experts, a le plus de chances de déboucher sur une guerre thermonucléaire à court terme.

Un Postmortem indé pour Sydney Hunter and the Curse of the Mayan

Sydney Hunter and the Curse of the Mayan devs
Rarement vu des gens avoir autant des têtes à développer des trucs sur Commodore.

Vous commencez à me connaître : j’adore les postmortem. Le dernier qui m’a passionné, c’est celui de Sydney Hunter and the Curse of the Mayan, premier jeu pour console moderne d’un studio habitué à réaliser des jeux amateurs pour des consoles disparues (Master System, Commodore 64, etc.), sorti dans un anonymat relatif sur Switch il y a un mois et demi.

Le projet a ceci d’intéressant que le jeu avait d’abord été conçu pour être un titre bootleg de la NES de Nintendo, avant de recevoir l’approbation de ces derniers pour un portage sur Wii U, ce qui a conduit l’équipe à repenser l’ensemble du développement tout d’abord pour la console maudite, puis pour la Switch, avec ce que cela impliquait de changement de ratio d’écran, de game design à repenser, et d’assets à retravailler. Ce qui explique les 5 ans qui ont finalement été nécessaires à la sortie du jeu.

L’article revient en détail sur ce qui a bien fonctionné (le travail d’équipe, l’implantation de la musique…), mais aussi sur ce qui a pu être affreusement difficile dans ce projet pour le moins baroque. Ainsi, le patron de CollectorVision Games déplore que le jeu ait pris si longtemps à être développé que ses suites spirituelles sont sorties avant lui sur les machines rétro, semant une certaine confusion chez leurs fans. Plus intéressant encore, il admet avoir négligé les médias traditionnels au profit des YouTubers et des Streamers, ce qui l’a totalement coupé d’une couverture presse de longue durée pour ce jeu. Et pour cause, nous autres vieux croûtons plein de sel du Pixel Post n’en avions pas entendu parler. Comme d’habitude, je vous recommande la lecture de l’intégralité de l’article pour vous perfectionner en méthodologie de gestion de projet, ou juste par amour de voir un jeu vidéo subir une autopsie quasiment à vif.

La série Double-A Team ramène à la vie des jeux à moyen budget tombés dans l’oubli.

Ils s’appellent Fracture, Stranglehold, Dark Void : ce sont des jeux à budget contraint, un peu cassés de partout, tombés dans un oubli relatif voire complet qui parsèment l’Histoire du média. Depuis quelques mois, on doit à Eurogamer une série de portraits de ces jeux qui soulèvement tour à tour bons souvenirs, ricanements ou perplexité.

Le dernier en date concerne le Mûso Bladestorm : La Guerre de Cent Ans, un des jeux les plus oubliés de la longue liste des titres d’Omega Force. Ce dernier avait pour projet de raconter la Guerre de Cent ans à la sauce manga shonen, à coup de bastons confuses où des Jeanne d’Arc et autres Prince Noir se mettent sur la gueule, parfois dans des batailles impliquant des personnages ayant vécu à un siècle d’écart. Avec bien sûr l’extension Nightmare, qui rajoutait aux batailles des gobelins, des zombies et des griffons. Si ce jeu est assez mauvais, il nous rappelle que l’Histoire vidéoludique est aussi parsemée de ces petites curiosités attachantes qu’il serait dommage de laisser sombrer dans le néant. En ce qui me concerne, Bladestorm a accompagné pas mal de soirées alcoolisées avec des potes, et c’est un souvenir lié à l’achat de ma Xbox 360, quasi cadeau en nature quand j’avais travaillé pour un casino écossais fiscalement situé à Malte pour des raisons d’évasion fiscale, à mettre des bannières de publicités en HTML sur des blogs. Et ça fait toujours plaisir de se souvenir de cette époque.

Les autres trucs

  • Dites ce que vous voulez sur les chiffres de vente de Fire Emblem, Persona ou Gears 5, le jeu le plus vendu de l’année reste un jeu de basket. Bravo le sport !
  • Quelqu’un a couché avec tous les personnages possible de la série Fallout en 28 minutes et 45 secondes. Bravo le perv !
  • Un article hilarant sur les utilisateurs de Final Fantasy XIV en train de faire faire n’importe quoi aux NPC du jeu. Bravo les clowns !

Les jeux notables du 28 octobre au 3 novembre, parce que les Ponts tombent bien mais que les trains sont en grève

C’est bon, l’embouteillage mortel des sorties d’octobre est passé, et à vrai dire, il ne se passe quasiment plus rien jusqu’à Death Stranding. Qu’à cela ne tienne, je vous ai quand même sorti quelques petites pépites de mon chapeau.

Afterparty enferLa semaine prochaine vous pourrez donc profiter de vos RTT devant :

  • Afterparty, « par les créateurs d’Oxenfree » qui vous proposera de vous échapper des enfers dès le 29 octobre sur PS4, Xbox et Epic Game Store.
  • Face à lui : Super Monkey Ball Banana Blitz HD, car on a tous besoin de singes qui roulent dans des bouboules.
  • Luigi’s Mansion III, la grosse sortie Switch de la fin d’année dont une des choses les plus effrayantes sont les vidéo sponso d’un certain Julien C. avec un chapeau de groom quand vous cherchez le trailer sur YouTube.
  • Samael, un jeu d’aventure horrifique minimaliste dont je viens sans doute de vous apprendre l’existence, vraisemblablement prévu pour le 30 octobre.
  • Atelier Ryza le 1er novembre, dont je vous parle de l’étonnant succès ici-même.
  • Le walking sim triste dans une maison de grand-mère abandonnée Brukel fermera la marche dimanche 3 novembre.

 

zalifalcam
zalifalcam

J'aime les jeux double A, les walking simulateurs prétentieux et les JRPG, et plutôt que de me soigner, j'écris à leur propos.

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