Guide peu objectif des meilleures sorties de jeux vidéo du mois d’Octobre

Je vous avais fait le coup pour le mois de septembre, particulièrement velu en terme de sorties (toujours moins que la rentrée littéraire et son embouteillage cosmique de 600 romans, certes, mais tout de même). Et je pensais qu’octobre serait un peu plus calme. Mais c’est comme ça, avec les grandes espérances, on est souvent déçus. Alors, puisque ça arrive quand même dans vraiment pas longtemps, je vous propose un petit guide tout à fait imparfait pour vous y retrouver un peu.

5 octobre : Assassin’s Creed Odyssey déballe sa Grèce en Toc

Assassin's Creed Odyssey

C’est LA sortie du début de mois pour ceux qui ne sont pas fans de grosses voitures : Assassin’s Creed, avec un DLC nouvel épisode de son quasi reboot Origins publié l’an dernier, et troquant les pyramides de l’Egypte Ptolémaïque pour la Grèce des mythes et légendes. Ni très rassurant ni très inquiétant, le principal enjeu du titre sera de parvenir à se démarquer de son prédécesseur sans tomber dans les travers de la franchise par le passé (photocopier des photocopies), ni dans celles de tous les open world de son éditeur : remplir une map immense de deux millions d’activités sans intérêt et qualifier l’ensemble d’expérience narrative émergente. La principale feature qui semblerait vouloir contrer ça est une écriture supposément plus Bethesda-esque, avec des réponses à choix multiples, des romances, et oh, vous savez très bien que le résultat sera vraisemblablement en dessous de vos espérances. Mais on avait été surpris par Origins, tout peut arriver.

Ils sortent en même temps (1er au 7 octobre)

Fist of the North Star

Forza Horizon 4 fera rouler ses petites voiturettes sur Xbox One (pic not found) et sur votre PC de la Nasa. Toujours une bonne façon de tester votre config à 1500 balles. Moins exigeant, Mega Man 11 est attendu dans le silence poli des quelques personnes qui attendent de voir si le titre développé par Capcom mais sans Inafune arrivera à faire mieux que le Mighty « better than nothing » Number 9 de ce dernier. Précédé d’une médiocre réputation, Fist of the North Star : Lost Paradise, improbable Yakuza-like dans le monde de Ken le Survivant ne le sait peut-être pas, mais il est déjà commercialement déjà un peu mort.

Visual Novel en 3D ultra-cheloue par « les traducteurs de Recettear », Midnight Sanctuary déroulera son histoire occulte sur PC et Switch. De son côté, Iratus est un clone si éhonté de Darkest Dungeon que j’en ai eu des rires nerveux à chaque screenshot. Il faudra que je vous parle de ma passion pour l’industrie du clonage vidéoludique russe un jour. Quand à lui, Achtung ! Cthulhu tactics tente le mélange Lovecraft/Tactical/Seconde Guerre Mondiale, et on est pas très très emballés. En tout cas la hype est loin d’égaler celle des vendeurs de pizza et de boissons apéritives à la perspective de l’arrivée du nouveau Mario Party sur Switch.

12 Octobre : Alors que Revoilà Disgaea 1

Disgaea 1 Complete

Quand je vous parle de Guide Subjectif, c’est bien de cela qu’il est question : je pense sincèrement que Disgaea 1 Complete (après avoir été Refine ou Ultimate je ne sais plus) n’intéresse pas grand-monde à part moi. Mais quand il a déboulé dans ma vie un beau jour de 2005, Disgaea a vraiment changé beaucoup de choses dans mon rapport au tactical. Meilleur jeu d’une série qui mêle humour et stratégie dans un univers développé par Nippon Ichi Software depuis une vingtaine d’années et un improbable RPG/Comédie Musicale, Disgaea va enfin avoir la version définitive qui lui a toujours manqué : moteur de jeu utilisé pour Disgaea 5, ajout des scénarii bonus de ses différentes versions (oui, y compris ce scénario alternatif où le héros meurt et où vous incarnez sa sidekick Etna), une pelletée de bonus absolument grotesques, et le tout aux toilettes puisque le jeu sort entres autres sur Switch. Si vous ne connaissez pas, que vous aimez bien l’humour imbécile et que vous n’êtes pas réfractaires aux expériences très chronophages, foncez.

Ils sortent en même temps (8 au 14 octobre)

My Memory of Us

Il y a tellement de projets autour de la licence Warhammer que je finis par ne plus les distinguer les uns des autres. Je crois que le dernier Space Hulk Tactics ne fait pas partie des pires d’entre-eux, je vous laisse seuls juges. J’ai un peu plus d’attentes concernant The Missing, la revisite du platformer narratif à la Limbo par l’impayable SWERY qu’on pensait accaparé par son RPG en open world The Good Life. Le jeu est sorti de nulle part, espérons que sa destination soit plus claire.

Notre chère rédac chef fan de gros messieurs qui se tapent sera ravie d’apprendre l’arrivée de WWE 2K19, je n’y connais rien. Je m’y connais un peu en jeux d’aventure narratifs par contre, et je nourris de grandes attentes pour The Occupation, un jeu situé dans une Angleterre dystopique en 1987 et qui a la particularité d’être édité par Humble Bundle. Un peu la même ambiance pour My Memory of Us, platformer brutalisant des enfants et filant la métaphore du totalitarisme. Peut-être que Call Of Duty Black Ops IIII file lui aussi des métaphores, mais c’est sans doute moins pertinent.

18 octobre : Resonance of Fate 4k, le JRPG perdu de la génération précédente

Resonance-of-Fate 4K

« Système de jeu bizarre » « marron, comme tous les jeux de cette époque » « je n’ai jamais pu le finir » « t ki ? » furent les réactions de mon entourage à l’annonce du remaster de Resonance of Fate pour PC et PS4. RPG très oublié signé Tri-Ace sorti début 2010, était tant passé sur mon radar que j’étais persuadé qu’il s’agissait d’une exclusivité PS3 (console que je ne possédais pas). Un peu seul dans le paysage des « gros » jeux de rôle japonais à son époque, il avait rencontré un succès critique, mais s’était vendu plus que modestement avant de finir au fond des bac à soldes, tandis que les équipes de Tri-Ace étaient appelées à la grandiose destinée de sous-traitance pour Final Fantasy XIII-2 et XIII-3 (le saviez-vous). Cette ressortie surprise, arrivée littéralement de nulle part avec à peine un mois d’avance, sera l’occasion de me forger mon propre avis. Avec la conviction que quoi qu’il arrive, ça sera mieux que Star Ocean 5.

Ils sortent en même temps (15 au 21 octobre)

Soul Calibur VI

L’extension Game of Thrones pour le jeux de carte/gestion de royaume/tinder Reigns, annonce étonnante de la dernière Gamescom : une idée plutôt maligne, à voir ce que cela donnera sur le terrain. Soul Calibur VI, série qui m’évoque des souvenirs d’adolescence mais que j’ai perdu de vue, mais j’imagine qu’il s’agit toujours de gens qui se tapent dessus avec des armes au beau milieu de la renaissance, sur fond d’épée maudite, etc. Un peu comme Warriors of Orochi 4, dernier produit de la photocopieuse à Dynasty Warriors de chez Bandai Namco, dans la déclinaison de la chose qui ménage les rosters de combattants chinois et japonais de leurs différentes séries. C’est nawak, mais on devrait vous en reparler très vite.

De son côté arrive Starlink, assorti de sa malédiction : dans 5 secondes, vous l’aurez déjà oublié, ce jouet-vidéo à base de figurines à construire et à télécharger dans je ne sais quoi, merci Ubisoft. NBA 2K Playgrounds ravira sans doute les amateurs de basket, et Lego DC Super Vilains les amateurs de LEGO (ça sera toujours mieux que Suicide Squad, qui sera toujours mieux que vous puisque Suicide Squad a gagné un Oscar et pas vous). Signalons aussi que God’s Basement, jeu narratif horrifique pour Youtubeur de douze ans, qui n’avait donné aucune nouvelle depuis très longtemps, sortira finalement cette semaine.

26 Octobre : Red Dead Redemption 2, je ne sais pas si vous en avez entendu parler ?

Red Dead Lego

Toute la presse JV va en parler, tous les médias tout court vont en parler, ta mamie va te demander ce que c’est que ce jeu électronique de cowboy, les journalistes économiques vont parler des centaines de trilliards d’argent que ça va générer, et sans doute que des gens vont le critiquer sans y avoir joué : je ne parle pas du jeu de baston My Hero Academia, mais bien du dernier titre extrêmement attendu de chez Rockstar, Read Dead Redemption 2, un jeu monstre qui se sera fait attendre des années durant. Presque plus aucun studio n’a les épaules pour créer et coordonner un tel projet sans le farcir de lootboxes et autres micro-paiements, mais Rockstar, assis sur l’immense tas d’or en croissance permanente qu’est GTA V,  y parvient encore, et constitue la preuve que ce type de jeux, pour le moment une exclu console (la seule de tout le mois si on excepte Mario Party), a encore un sens en 2018. Le pari reste immense, tant le marché des open world est saturé et compétitif. A voir comment les joueurs vont réagir à ce qui constitue sans doute l’événement vidéoludique le plus titanesque de cette fin d’année. La réponse une fois la manette en main, parce que si ça se trouve ça va être tout pourri.

Ils font le pari suicidaire de sortir en même temps (22 au 31 octobre)

call-of-cthulhu-focus

Bon courage à eux, mais ils sont nombreux et ce sont loin de tous être des tocards : The Greater Good, étrange RPG au tour par tout à scrolling horizontal tentera de trouver sa place, de même que Yuppie Psycho, sorte d’horror game pixelisé en pleine startup-nation. Honte à ceux qui vont titrer « Sortie du nouveau The Witcher » quand la version scénarisée du Gwent, Thronebreaker va débarquer sur les stores, et honte aussi à Nickelodeon Kart Racers qui est exactement ce que vous imaginez : Bob l’Eponge dans un Kart.

Les amateurs de party game auront le choix entre la version minicervo (l’indémodable Just Dance est de retour) ou la version cervo-cosmik et son Lethal League Blaze, suite de ce jeu qui avait surpris avec son mélange entre Windjammers et Street Fighters (c’est des débiles qui se renvoient une balle pour se faire mal, ok). Ceux qui préfèrent frissonner tout seul dans leur chambre auront eux l’embarras du choix : outre le jeu officiel Paw Patrol qui ne fera trembler que les parents d’enfants de 5 à 8 ans, vous pourrez redécouvrir l’excellent horror game japonais Yomawari MAIS SUR SWITCH, explorer les terres brumeuses et mystérieuses du jeu de crafto-survivo-machin The Psychic (on va pas se mentir ça a l’air nul), ou encore l’angoissante aventure de plate-forme Once Upon a Coma, enième limbo-like de l’année dont on espère qu’il parviendra à être un peu plus que cela. L’embarras du choix, donc, qui nous ferait presque oublier le Call of Cthulhu, RPG horrifique de Focus dont on se souvient des reports successifs pour finir donc par sortir en face de Read Dead 2, mais après tout à vaincre sans péril…

Ils sont supposés sortir en octobre mais ils ont toujours pas filé de date et franchement on a des doutes

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On est toujours sans nouvelles de Glory & Honor, jeu de gladiateur qui pourrait tout à fait prétendre au titre de jeu le plus moche de 2018 s’il finissait par sortir. Xeno Crisis, jeu Megadrive/Dreamcast (je n’invente rien) kickstarté à hauteur de pas loin de 100 000€, doit livrer sa cartouche chez tous les bons vendeurs de jeux électroniques en octobre également, de même que StarFlint, qui va essayer de ravir le titre de point and click le plus ringardo-mauvais-goût au prochain Leisure Suit Larry. Dans Escape Doodland vous êtes un gribouillage du pays des gribouillages qui doit échapper à un monstre (ok). Mais la véritable surprise pourrait être Return of The Obra Dinn, prochain projet de Lucas « Papers, Please » Pope que ce dernier avait annoncé pour « fin 2014 ». On est bien loin de la fin 2014, mais Pope a annoncé avoir quasiment terminé son jeu, qui sera donc potentiellement disponible très, très vite, et qui nous donnera la chance incroyable d’incarner un agent d’assurance en 1807 car oui, c’est vraiment le pitch de Return of The Obra Dinn.

On se retrouve dans à peine un mois, quand il sera temps de parler de novembre, le mois du gros malaise dont les grandes gloires se nomment pour le moment « Remaster de Spyro », « vous avez compris ce que c’était Fallout 76, au final ? » ou encore « Ah oui Darksiders 3 j’avais oublié ». En attendant, amusez-vous bien !

 

zalifalcam
zalifalcam

J'aime les jeux double A, les walking simulateurs prétentieux et les JRPG, et plutôt que de me soigner, j'écris à leur propos.

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