Des vétérans d’Ubisoft fondent Yellow Brick Games

Activision Blizzard a vu des anciens employés, et pas des moindres, s’échapper loin de son contrôle tentaculaire. Un exemple qui pourrait avoir inspiré des anciens de chez Ubisoft à se lancer en fondant Yellow Brick Games au Québec et plus précisément… à Québec.

La décision semble être surtout venue de quatre personnes bien spécifiques : Marc Laidlaw (directeur créatif), Jeff Skalski (directeur des opérations), Frédéric St-Laurent B. (réalisateur) et Thomas Giroux (PDG). Ils forment ainsi les quatre fondateurs de Yellow Brick Games, où chacun possède sa propre expérience du jeu vidéo et surtout de son milieu créatif autant que commercial.

Ainsi, Mike Laidlaw est connu pour avoir été le directeur créatif de la saga Dragon Age avant de partir de BioWare en 2017 pour rejoindre l’année d’après Ubisoft. Il a finalement quitté la société en 2020. L’annulation d’un projet de RPG « Arthurien » dont il était le chef semble en avoir été une des raisons, si ce n’est la principale. Autre profil intéressant parmi les quatre noms, celui de Thomas Giroux. Ce dernier, désormais PDG de Yellow Brick Games donc, a pu travailler de nombreuses années pour Ubisoft avant de le faire pour Activision plus récemment.

De gauche à droite : Frederic St-Laurent B., Mike Laidlaw, Jeff Skalski, Thomas Giroux.

Ces quatre membres fondateurs ont en tout cas en commun un passé chez Ubisoft et pas forcément une expérience uniquement positive, en témoigne l’exemple de Mike Laidlaw. Si aucun projet n’a encore été annoncé, leur futur positionnement sur le marché du jeu vidéo est déjà décidé. Avec Yellow Brick Games, l’idée de triple A au développement souvent houleux est mise de côté. Le marché visé est celui que certains appellent des « triple I » : des jeux catalogués indépendants mais avec un budget conséquent alloué à leur développement.

D’après le témoignage de Jeff Skalski à Games Industry, cela va se faire via une équipe réduite afin de justement s’éloigner des schémas de gestion de projets complexes que sont ceux des grosses boîtes comme Ubisoft ou Activision Blizzard. L’objectif étant aussi d’améliorer la gestion du personnel tout en mettant en place une ambiance de travail bienveillante. Si pour le moment la mixité comme la diversité ne sont pas très présentes, on peut au moins espérer que cette volonté de bienveillance signifiera éviter le crunch pour leurs futurs projets. On leur souhaite en tout cas de la réussite, la période n’est pas la plus simple pour se lancer.

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Veltar

Joueur de jeux vidéo qui aime la politique. Du coup j'écris surtout des trucs qui parlent des deux. Côté jeux : Stratégie, Metal Gear Solid et indés en pixel art. Consommateur régulier de séries TV et de films.

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