Valve et Ubisoft se font taper sur les doigts

Eh oui, aujourd’hui on va encore parler d’entreprises qui ne respectent pas la loi d’un pays et qui se prennent des amendes ridicules en retour mais ce n’est pas grave, c’est pour le geste. Les protagonistes de l’affaire ? Valve et Ubisoft. Et comme pour ma news sur EA, je ne suis que moyennement surprise.

Cette fois, c’est la France qui s’est fâchée tout rouge contre les deux entreprises puisque celles-ci n’ont pas respectées plusieurs dispositions du code de la consommation. Les détails des manquements sont visibles lorsque vous visitez les sites de Steam et Uplay en France, tout en haut de la page, comme relevé par NoFrag. Ce qui est reproché aux deux sociétés, en gros, c’est de ne pas informer correctement le consommateur lors d’un achat sur la plateforme, notamment sur les remboursements.

ubisoft valve
« Oui bonjour, il y a un problème ? »

La loi française prévoit un délai de rétractation de 14 jours sauf justement dans le cas des contenus numériques sur un support immatériel « dont l’exécution a commencé avec votre accord et pour lequel vous avez renoncé à votre droit de rétractation (exemple : un film téléchargé) », ce qui marcherait logiquement avec les jeux vidéo. Le seul problème donc, c’est que Valve n’a pas indiqué assez clairement aux joueurs français ses conditions pour le remboursement (moins de 14 jours et moins de deux heures de jeu) et n’a pas demandé leur acceptation de ces conditions assez explicitement au moment de l’achat. Le souci est le même du côté d’Ubisoft et de sa plateforme Uplay, qui se contentait d’indiquer tout simplement qu’aucun remboursement ne serait fait sur les contenus numériques, encore une fois sans chercher un accord explicite du consommateur, et qui, du coup, s’est fait épingler pour à peu près les mêmes raisons que Valve.

Et cette news tombe bien puisqu’hier, c’était la journée internationale contre les DRM. Vous allez penser que je saute du coq à l’âne mais pas vraiment, nous parlons ici de deux plateformes qui vendent du contenu immatériel soumis à des DRM, qui peuvent très rapidement rendre inutilisables vos achats. Et croyez-moi, le jour où Valve ou Ubisoft arrêteront de supporter leurs services, un remboursement sera le cadet de vos soucis. J’en profite donc pour vous encourager à visiter le site mis en place par GoG sur le sujet, fckdrm, et qui se concentre sur le contenu numérique, ainsi que ce thread de l’Electronic Frontier Foundation, qui parle de plusieurs exemples concernant des objets physiques. Ca fait relativiser sur une petite histoire de case à cocher et de remboursement.

Fanny Dufour
Fanny Dufour

Passionnée de politique et maniaque de l'orthographe appréciant les jeux qui ont du sens et les indés.

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