Star Citizen en a une plus grosse et Nexon est de mauvaise foi : le récap de l’actu du 3 janvier 2018

Bienvenue dans l’Expresso. C’est ici que vous retrouverez un petit condensé de l’actualité de la journée, rédigé par un rédacteur différent à chaque fois. Le rédacteur du jour choisit jusqu’à 5 news qui l’ont marqué et vous donne son avis sur chacune d’entre elles. Aujourd’hui : Roberts Space Industries et Cloud Imperium Games sont cons de jouer à qui a la plus grosse et en même temps ça fait peur (pas autant qu’un Trump jouant à ça avec un certain Kim) et « c’est la faute à PUBG d’abord si notre jeu il marche pas !!!!!!! ».

« La honte ! Vous avez eu moins de thunes que nous ! »

Connaissez vous Star Citizen… NON TRISTAN ! Hop, file ! C’est moi qui parle ! Et pose ce flingue !

Star Citizen donc, le jeu de tous les records, dont celui de l’alpha la plus pétée. Roberts Space Industries et Cloud Imperium Games, les machins derrière le jeu, ont annoncé avoir récolté plus d’argent en 2017 pour leur prototype (oui, prototype) que tous les jeux Kickstarter réunis sur la même période. Et ils en sont fiers les mecs. C’est Polygon qui s’est vu donner tous les chiffres afin de comparer cela. Au total, en 2017, Star Citizen a touché 34,91 millions de dollars (36,11 millions l’année dernière) contre 17,25 millions pour les 700 jeux Kickstarter. Soit deux fois plus qu’eux.

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Une information qui fait très peur, montrant le succès toujours présent des annonces de trucs qui ne sortiront pas avant 10 ans auprès des pige… des gamers. Mais, là où les équipes de Star Citizen sont malines, c’est qu’elles ont fourni ces chiffres au site américain, sans prendre en compte les remboursements qui ont été accordés (oui Tristan, apparemment certains ont eu la chance d’être remboursés, toi ils doivent pas t’aimer). Donc, je reviens sur ma déclaration précédente : une information qui fait très peur, prise telle quelle, mais qui pourrait être bien moins impressionnante si les développeurs étaient un peu plus transparents plutôt que de vouloir jouer à « moi j’en ai une bien grosse. Cassez vous les gamins de Kickstarter, vous faites pitié avec vos jeux innovants ».

Dieu que ce début d’année 2018 commence bien !

LawBreakers ou plutôt Lowplayers lol

Souvenez-vous, plus tôt l’année dernière, Cliff Bleszinski, créateur de Gears of War et LawBreakers, clamait que ce dernier avait floppé un max à cause des journalistes jeu vidéo. Il faut dire qu’il y a de quoi être énervé lorsque son hero shooter nerveux ne dépasse pas les quelques dizaines de joueurs connectés simultanément dessus.

Maintenant, c’est au tour de son éditeur, Nexon, à travers la voix de son directeur financier Shiro Uemura, de blâmer un autre acteur : PUBG. En effet, selon le monsieur, PlayerUnknown’s Battleground serait à l’origine des maigres ventes du jeu (qui n’a jamais enregistré un pic d’activité plus fort que pendant son open bêta, avec 7482 joueurs). « Le timing de son lancement est malheureux, spécifiquement parce que le blockbuster PC PUBG (je déteste écrire le nom de ce jeu, c’est trop long) est sorti à peu près au même moment, rendant l’environnement du marché très dur, surtout pour les jeux de tir à la première personne en général et pour LawBreakers. » On aurait envie de se dire après cette déclaration : C’est vrai que c’est dommage, la vie est dure.

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Mais que nenni. Comme le souligne très bien Eurogamer :

1) PUBG était déjà disponible depuis plus de 3 mois lorsque LawBreakers est sorti.

2) Les deux jeux n’ont rien à voir et n’ont pas la même cible, contrairement à Overwatch ou Paladin, qui lui ressemblent quand même vachement plus.

3) Fortnite Battle Royale a quand même très bien marché (oui c’est un free to play mais même, il a tenu) face à PUBG et en étant sorti après.

DONC monsieur Uemura, votre plainte ne peut pas être reçue. Il va falloir changer d’état d’esprit et reconnaître enfin que votre jeu est sorti dans un contexte trop concurrentiel et que LawBreakers a peut-être manqué de ce petit « je ne sais quoi » qui aurait pu changer la donne.

Benjamin
Benjamin "Noodles"

Faire des jeux de mots c’est mon dada. J'aime bien tous les jeux aussi. Sauf les mauvais ou ceux qui nous prennent pour des glands.

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