Paradox fait le plein d’annonces à la PDXCon de Berlin

Ce week-end Paradox est à Berlin pour sa convention annuelle, et comme chaque année c’est une pluie d’annonces qui s’abat sur nos corps frêles. Faisons donc le point.

Les studios de Paradox

Paradox a désormais une belle palette de studios qui travaillent sur une grosse variété de jeux. Philosophie Paradox oblige, la convention a été l’occasion d’annoncer moults DLC pour les titres déjà sortis, mais aussi d’annoncer de nouveaux jeux. Tout d’abord Battletech, testé par votre serviteur ici, va accueillir l’extension Heavy Metal. Au programme : 8 nouveaux mechs, dont 7 classiques issus du jeu de plateau original, et un nouveau spécialement créé pour le jeu, de nouvelles armes, et une nouvelle mini campagne. Il sera disponible le 21 novembre.

Age of Wonders : Planetfall, sorti cet été dans une relative discrétion, accueillera pour sa part sa première extension le 19 novembre. Revelations rajoutera au jeu de base une nouvelle mécanique de sites mystérieux à explorer sous la forme de petites aventures pouvant débloquer des bonus. Vous aurez également une nouvelle mission de campagne qui vous prendra 10h, ainsi que plein de petites nouveautés : nouvelle technologie secrète, nouveau scénario, une nouvelle faction PNJ, des nouveaux lieux et bien sûr, comme c’est la norme chez Paradox, du contenu gratuit avec de nouvelles mécaniques de défense de vos colonies.

Surviving The Aftermath PDXCon
Surviving The Aftermath est disponible aujourd’hui en early access

Surviving the Aftermath annoncé la semaine dernière se précise. Il s’agira donc bien d’un jeu de gestion de colonies dans un contexte post-apocalyptique. A vue de nez à partir des éléments dévoilés lors de la conférence, il devrait plaire à tous ceux qui, comme moi, ont passé plus de temps à gérer leur colonie dans Fallout 4 qu’à jouer au « vrai » jeu. Le jeu devrait être disponible en early access sur l’Epic Games Store dans la journée, pour une sortie définitive fin 2020 sur Steam également.

Nous avons également eu un passage sur le jeu Werewolf : The Apocalypse de Cyanide et Bigben, dont Paradox possède les droits, sans plus d’informations. Le couple Romero est également passé faire coucou pour parler d’Empire of Sins, leur XCom-like criminel annoncé à l’E3. Le grand absent est finalement Vampire : The Masquerade – Bloodlines 2 qui été repoussé à fin 2020 cette semaine.

Les DLC pour les jeux Paradox Development Studio

Intéressons nous maintenant aux DLC pour les titres existants de la branche développement de Paradox. Comme toujours, on va avoir à se mettre sous la dent dans les prochains mois. Tout d’abord Imperator : Rome, qui a reçu un accueil très frais (même si pour ma part je l’ai plutôt apprécié), fait son mea culpa. Très candide sur scène, Johan Andersson, le lead dev du jeu, a reconnu que le jeu avait de nombreux problèmes et qu’ils faisaient tout ce qu’ils pouvaient pour l’améliorer en écoutant le feedback de la communauté. En guise d’excuse, The Punic War, le premier pack de contenu du jeu, sera gratuit. Comme son nom l’indique, il se concentrera sur la rivalité entre Rome et Carthage en introduisant des missions pour les deux superpuissances de l’époque. Le jeu accueillera également une nouvelle mise à jour.

Stellaris, après la légère débâcle de son spin-off mobile du début de semaine, retiré du store dans la précipitation car les développeurs ont emprunté un artwork d’Halo 4, recevra non pas un, mais DEUX DLC. Wouhou. Le premier, Lithoids, est un pack de races qui sortira le 24 octobre. Comme pour Plantoid ou Synthetic Dawn, il introduira un nouveau type de race, les Cailloux (Lithoids officiellement, mais pour moi ce sont des Cailloux), avec les mécaniques qui viennent avec. Plus intéressant, mais aussi plus lointain, la prochaine grosse extension sera Federations, la tant attendue refonte diplomatique. Comme son nom l’indique, elle reverra tout le système de Fédérations, vous permettant de la personnaliser en fonction de vos envies en introduisant différents types d’alliances interstellaires : ligue du commerce, coopérative de recherche, ça sera à vous de choisir. Et comme les joueurs de Stellaris aiment roleplay leur empire, l’extension introduira également un système d’origines pour votre empire.

Cette année pas d’Europa Universalis IV, mais du Hearts of Iron IV avec l’extension La Résistance (en français dans le texte). Si ce n’était pas clair : oui ça introduira des mécaniques de résistance à l’occupation. Il y aura également un nouvel arbre de développement pour la France, une guerre civile espagnole plus profonde (pouvant dérailler jusqu’à 4 factions différentes), de l’espionnage qui vous permettra d’aider les mouvements de résistance chez vos ennemis, de préparer le terrain à un gouvernement de collaboration, et décrypter les communications ennemies pour avoir des avantages sur le champ de bataille. Comme pour Stellaris et son extension, ces ajouts étaient très attendus et feront le plus grand bien au mal aimé simulateur de Seconde Guerre mondiale.

La GROSSE annonce : Crusader Kings III

Et on arrive à l’annonce la plus importante de cette PDXCon. C’était attendu, redouté même par certains, et avec le récent passage de Crusader Kings II en free to play, il semblait évident que ça arriverait : Crusader Kings III existe. Faisons le point sur ce que Paradox a bien voulu révéler aux copains de Rock Paper Shotgun.

  • Il sortira en 2020. Le jeu est en développement depuis 4 ans.
  • Nous craignons tous le syndrome des Sims, celui où chaque nouveau jeu se voit amputé du contenu rajouté dans le précédent, mais il semble que Paradox fait bien attention et que Crusader Kings III aura la majeure partie du contenu des DLC de son prédécesseur au lancement, dont la date de début 867 de Old Gods.
  • Il sera plus accessible, mais pas plus facile. Henrik Fåhraeus, le game director, veut rassurer les fans : s’ils ont fait un énorme effort d’accessibilité, le jeu ne sera pas pour autant casualisé. Il sera juste plus user-friendly, avec plus de bulles de conseils, et un vrai tutorial, en Irlande (l’île tuto non officielle), mais aussi moins de clics dans les menus pour accéder aux informations. Le jeu aura également un système de « suggestion » qui vous donnera une idée de ce que vous pouvez faire à tout moment.
  • Crusader Kings est un jeu de dynastie. A ce titre, Crusader Kings III aura un vrai système de génétique, avec des traits qui peuvent devenir héréditaires dans votre dynastie. Vous pourrez même influer là-dessus en décidant de rendre certains perks de votre dynastie persistants, vous permettant enfin de créer la dynastie de Tyrion Lannister dont vous avez toujours rêvé.

    Crusader Kings III PDXCon
    Crusader Kings III sera visiblement plus RPG
  • Holy Fury, le dernier DLC de CKII, vous permettait de personnaliser votre religion. Cette mécanique revient dans CKIII en encore plus poussée. Il y aura bien sûr des conséquences à réformer des religions déjà établies, mais il sera quand même possible de rajouter finalement du cannibalisme au christianisme, et littéralement manger le corps du Christ.
  • Le jeu introduira une pléthore de nouvelles mécaniques pour jouer complots. Vous pourrez accumuler les faveurs de vos vassaux, qui devront bien vous les rendre, ou encore déterrer des scandales sur des rivaux pour les faire plier à votre volonté.
  • CKII était déjà à son cœur un jeu de rôle dans un contexte de grand stratégie. CKIII embrassera encore plus cet aspect avec un système d’arbre de compétences inspiré de l’extension Way of Life de son prédécesseur.
  • Les chevaliers font leur apparition. Ils apporteront des avantages à vos armées sur le champ de bataille et pourront être équipés de courtisans et se voir attribuer des titres.

Au final Crusader Kings III semble être le digne héritier de son glorieux prédécesseur et Paradox semble prendre bien soin de ne pas donner l’impression de sortir un jeu amputé pour revendre les mêmes DLC nommés différemment. A voir ce que ça donnera mais je suis pour ma part très intrigué.

Tritri
Tritri

Ici pour parler de jeux avec tableurs, aka 4X, grande stratégie, gestion. Aussi expert ès jeux spatiaux, tire régulièrement sur l'ambulance Star Citizen. Egalement le pire cauchemar de nos chers correcteurs

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