Nintendo vous fait faire des économies (non) et une conclusion pour Vampyr : le récap de l’actu du 8 février

Bienvenue dans l’Expresso. C’est ici que vous retrouverez un petit condensé de l’actualité de la journée, rédigé par un rédacteur différent à chaque fois. Le rédacteur du jour choisit jusqu’à 5 news qui l’ont marqué et vous donne son avis sur chacune d’entre elles. Aujourd’hui : Nintendo vous fait faire des économies mais pas trop, et une date de sortie pour Vampyr qui vient conclure sa série de making of.

Nintendo transforme l’argent en or… ou l’inverse… ou pas, en fait

Voilà la nouvelle qui provoque un peu l’effet d’un soufflé. Aujourd’hui, à quasiment un mois du premier anniversaire de la Switch, Nintendo nous a sorti une petite feature qui, sur le papier, sonne plutôt bien : payer des jeux avec un système de points. Quels points ? Ceux qui auront été dûment acquis en toute gratuité pour avoir mené des achats de jeux Nintendo. « Quoi ? On pourra obtenir des jeux juste en achetant d’autres jeux ? Trop fort ! » Alors oui, mais non. La poule aux oeufs d’or n’est pas aussi bête qu’on aimerait le croire.

Ce système de points n’est pas nouveau, puisqu’il a été initié courant 2016 via le programme My Nintendo. Celui-ci permettait aux joueurs de 3DS et WII U d’échanger des points (obtenus en achetant des jeux sur l’eshop) pour jouir de réductions… à utiliser sur console virtuelle : autrement dit, le concept était « achetez présent pour acheter passé à moindre coût ». Et donc, vous vous en doutez, le programme a moyennement fonctionné. Mais là, ô joie, le programme s’étendera désormais sur la totalité du catalogue de la Switch. Résultat, vous pourrez acheter vos jeux Switch, obtenir des points or pour les échanger et obtenir à nouveau des réductions pour de futurs achats de jeux Switch. Mais si sur le papier c’est tout à l’honneur de Nintendo, dans les faits on se croirait chez Micromania essayant de nous la mettre une fois de plus à coup de conditions en petits caractères.

Voilà comment cela fonctionne : 1 point or représente 1 centime d’euro (déjà). Les points or s’obtiennent donc exclusivement en achetant des jeux (aussi bien en physique que sur l’eshop). Mais attention, suivant la version pour laquelle vous allez opter, la valeur de change ne sera pas la même. Ainsi, vous obtiendrez 5% du montant total déboursé en points or avec un achat démat’, contre 1% du montant total en physique. Nintendo nous donne justement un bel exemple : « Si vous déboursez 50 € pour acheter un jeu dans le Nintendo eShop, vous obtiendrez 250 points or. Lors de votre prochain achat, vous pourrez utiliser ces points et économiser 2,50 €. » Wahou. Et si vous achetez une version physique à 50€ (comme 90% des gens qui n’ont pas encore boosté la mémoire de la console), vous économiserez 0,50€ sur votre prochain achat. La belle affaire. Mais le plus drôle dans tout ça ? Ces monstrueuses économies ne seront valables que durant les 12 mois qui suivront la transaction… Alors bonne chance pour esquiver les prix forts, compte tenu de la haute valeur à long terme d’un jeu sur cette console.

Donc pour résumé, Nintendo lance un programme de fidélité pour que vous fassiez des économies… mais sans réellement pouvoir en faire. Bravo le veau.

Ailleurs dans l’actu

  • Le 8 février sera également le jour où Dontnod Entertainment aura achevé sa web-série consacrée à Vampyr avec un quatrième épisode. À voir, forcément, parce que cororico déjà et parce que ça s’annonce réellement prometteur… ah, et aussi parce qu’une petite surprise vous est réservée en guise de conclusion. Bon allez je vous vends la mèche : le jeu sortira officiellement le 5 juin prochain sur PC, PS4 et One.
  • Du 16 au 18 février prochain, Konami va lancer une seconde phase de bêta publique pour Metal Gear Survive à destination des joueurs PS4, One et PC. Oui parce que Konami aime se faire du mal en offrant l’opportunité à tout un chacun de se rappeler pourquoi on déteste par avance leur jeu… à quelques jours de sa sortie (22 février).
Yohan Belhadj
Yohan Belhadj

Sensible à l'image et aux divers procédés de narration. Je suis peut-être plus vidéo que jeu, mais je ne boude pas pour autant mon plaisir à tenir une manette dans les mains.