L’indé matin : Where Shadows Slumber

C’est un nouveau lundi miteux qui se dessine, et pour ne pas céder à la morosité du début de semaine, l’indé matin met en lumière un jeu indépendant, tout juste ou bientôt sorti, qui nous a tapé dans l’œil. De quoi repartir du bon pied, avec curiosité en bandoulière et foi en l’humanité. Les ombres sont révélatrices, aujourd’hui, dans Where Shadows Slumber.

Sorti il y a deux, trois ans sur téléphones, Where Shadows Slumber s’inspire clairement du phénomène Monument Valley, adoptant une caméra surplombante similaire au titre de Ustwo Games, ainsi que des graphismes pastels qui évoquent un même minimalisme non dénué de détails. Il va jusqu’à reprendre certains de ses éléments visuels, comme les interrupteurs ou les portes-portails. La mécanique au cœur du jeu laisse pourtant de côté la manipulation de figures géométriques impossibles pour des puzzles où l’ombre des objets altère la réalité, une mécanique qu’on retrouve utilisée, dans un sens ou dans l’autre, à un rythme régulier dans la production vidéoludique.

Au contrôle d’Obe, on va avancer dans un monde où la lumière fixe la nature de l’environnement, cachant le chemin nécessaire pour avancer. En évoluant dans les salles, longer un pylône avec sa petite lanterne en main, par exemple, permettra à l’ombre portée de révéler une voie, détruire un danger ou déclencher un mécanisme. Il faudra prévoir où et quand passer à un endroit, au risque de s’emmêler les faisceaux dans la résolution du puzzle. On suppose l’expérience assez accessible, jouant avant tout sur la fluidité de la progression et la découverte des environnements, ainsi que sur les quelques cinématiques que semble proposer l’aventure, le tout au son d’une ost composée par le duo PHÖZ. Quelque chose qu’on a déjà vu auparavant, mais eh, si c’est bien, pourquoi se priver ?

Where Shadows Slumber sera disponible le 10 mars sur Steam. Il est d’ores et déjà jouable sur iOS et Android.

Bonus. Et comme c’est dur de faire un choix excluant, on vous signale également les sorties de Mitoza, expérience interactive (et gratuite) avec des animations absurdes et rigolotes, Isolationist Nightclub Simulator, qui est super moche mais propose une exploration intrigante d’un club déserté et a l’air assez poussé niveau création musicale, et de Siralim Ultimate, un dungeon crawler qui entre en early et mise tout sur la bidouille de ses systèmes. Le premier est sorti le 5 mars, les deux autres suivront les 11 et 12 mars. Le tout sur Steam.

Seastrom
Seastrom

C'est la Loire qui coule dans les veines de Seastrom, mélangée aux subtilités de la vaporwave. Possibilité de l'amadouer en lui parlant Dreyer et Digimon.

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