L’indé matin : Weaving Tides

C’est un nouveau lundi miteux qui se dessine, et pour ne pas céder à la morosité du début de semaine, l’indé matin met en lumière un jeu indépendant, tout juste ou bientôt sorti, qui nous a tapé dans l’œil. De quoi repartir du bon pied, avec curiosité en bandoulière et foi en l’humanité. Enfourchez votre dragon à tisser, aujourd’hui, avec Weaving Tides.

Peut-être l’avez-vous remarqué : dans ses Miettes de l’actualité, Zali passe en revue les sorties de la semaine à venir, patiemment recoupées par nos soins à tous deux dans le tableau qui sert à l’ensemble de la rédaction de TPP. Il se trouve que pour ne pas faire de redite (voyez comme je suppose que vous lisez avec application chacun de nos articles), je me rabats sur les jeux qui n’ont pas été retenus au sein de cette sélection, de sorte d’avoir une vision à peu près complète de l’actualité en rattrapant ce qui aurait pu nous échapper – et à mon grand désarroi, je n’ai ni le temps, ni la patience, ni la volonté de sacrifier mes yeux à cet office, d’autant que la communication n’est pas le fort de tous les éditeurs ou équipes de développement.

Mais il y a des semaines, le planning a beau être gavé de sorties (le plus souvent des shovelwares parmi lesquelles il faut faire le tri), je suis obligé de me rabattre sur un « plus gros » titre – à son échelle, ça reste quand même du projet modeste -, mettant de côté la fierté d’avoir trouvé la potentielle pépite qui agitera les sphères indépendantes. C’est le cas de cette semaine, où on s’intéresse à Weaving Tides, titre du studio autrichien Follow the Feathers qui, un an après avoir réussi sa campagne de financement participatif, s’apprête à sortir sur PC et Switch.

Dans ce monde où les matières s’entrecroisent, Tass semble être le seul représentant de l’espèce humaine. Avec Kilim, son père adoptif Tisseur, sorte de dragon-tapis, il va partir à la découverte de ses origines, explorant des terres tissées qui recèlent plus de mystères que supposé. Le voyage se fera le plus souvent à dos de dragon, lequel sera capable de passer à volonté sous la trame qui constitue le sol. On pourra dès lors relier des interrupteurs, attacher les ennemis ou même raccommoder des espaces déchirés.

Sur le chemin, d’autres dragons se joindront à l’équipe, chacun avec leur spécialité. Les donjons explorés, qu’on nous promet inspirés de la série Zelda, seront également l’occasion d’affronter des boss, et s’équiper de badges aux effets bénéfiques ne sera sûrement pas de trop. Weaving Tides a pour lui un concept inédit (né dans l’esprit de la directrice artistique Verena Demel après qu’elle a vu un arbre dont l’écorce semblait tissée) qu’on espère mis à contribution, avec ce qu’il faut d’idées pour pousser les possibilités entrevues. En attendant de voir ce qu’il en est, on apprécie déjà son univers visuel coloré aux teintes apaisantes. Et pour celles et ceux qui voudraient s’amuser avec le principe imaginé, Follow the Feathers a eu la bonne idée de mettre à disposition un mode bac à sable où l’on pourra créer ses trames, avec tissus de couleurs à débloquer dans le mode principal. Avis aux féru.es des toiles de Mayenne.

Weaving Tides sera disponible le 27 mai sur PC et Switch.

Bonus. Et comme c’est dur de faire un choix excluant, on vous signale également les sorties de Broken Universe (PC), tower defense aux animations rigolotes qui entre en accès anticipé, An Airport for Aliens Currently Run by Dogs (PC, Xbox), bizarrerie sur laquelle Zali reviendra bientôt, Aluna : Sentinel of the Shards (PC, Switch), adaptation au charme (et aux graphismes) suranné d’un comic indé, et de Sumire (PC, Switch), jeu narratif visuellement tout doux par le studio derrière les mechas de Project Nimbus. Ils seront disponibles respectivement les 24, 25, 26 et 27 mai, ce qui est assez satisfaisant.

Seastrom

C'est la Loire qui coule dans les veines de Seastrom, mélangée aux subtilités de la vaporwave. Possibilité de l'amadouer en lui parlant D&D (Dreyer et Digimon).

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