L’indé matin : Subway Midnight

C’est un nouveau lundi miteux qui se dessine, et pour ne pas céder à la morosité du début de semaine, l’indé matin met en lumière un jeu indépendant, tout juste ou bientôt sorti, qui nous a tapé dans l’œil. De quoi repartir du bon pied, avec curiosité en bandoulière et foi en l’humanité. La mort, ô frousse, aujourd’hui, avec Subway Midnight.

Éditeur de jeu vidéo, ça ne s’improvise pas. Mais Aggro Crab, studio derrière Going Under, semble n’en avoir cure. Il y a un mois, ses membres découvraient l’existence de Subway Midnight, sur lequel Bubby Darkstar bossait en solo depuis trois ans. Tombant sur son appel à soutien pour la dernière ligne droite du développement, ils se sont décidés comme ça et voilà que débarque pour Halloween ce curieux jeu d’aventure, entre fantômes malaisants et visions fantasmagoriques.

Considérez le principe de la maison hantée, transposez-le dans un train et pif paf pouf voici Subway Midnight. Oubliez seulement les trois ambiances qui se ressemblent plus ou moins et qui se plient en 10 minutes : ici, c’est une centaine de wagons qu’il faudra traverser, une bonne excuse pour multiplier les ambiances, PNJ et mises en scène à un rythme régulier. Un nouveau monde en soi passé chaque porte pressurisée, ou quelque chose de ce cru, et ce avec style. Subway Midnight n’est pas le premier jeu sur lequel a travaillé Bubby Darkstar et on n’a pas réussi à trouver trace de ses précédents projets, mais nul doute qu’iel ne manque pas de talent lorsqu’il s’agit d’insuffler de la personnalité aux situations traversées.

Si on retrouve une utilisation de la 2D pour la majorité des personnages croisés (et aperçus dans le trailer), l’usage de la 3D est, c’est à la mode, mis à contribution pour le malaise qui ressort aujourd’hui des modèles grossiers qui font désormais une partie de la nostalgie qui habite les productions sorties sur la PlayStation première du nom. Subway Midnight semble en tout cas ne rien s’interdire sur le plan de la variété, jouant du tremblement de sa caméra, des angles et échelles de plan ou des atmosphères parcourues. Des puzzles rythmeront la progression et nos interactions avec les fantômes croisés pourront mener à trois fins différentes, à découvrir sur plusieurs parties, d’après la fiche du jeu. Entre 6 h et 8 h sont annoncées pour atteindre la fin de l’aventure, de quoi prolonger avec (on l’espère) gourmandise Halloween, bonbons à la citrouille plein la bouche.

Subway Midnight est disponible depuis le 28 octobre sur Steam et Epic Game Store.

Bonus. Et comme c’est dur de faire un choix excluant, on vous signale également les sorties (surprises pour la plupart, alors qu’on s’étonnait d’avoir trouvé si peu de titres à se mettre dans la poche) de Spectrum Forces (26/10, PC), mini shoot’em up à trois vaisseaux/planètes de PUNKCAKE Délicieux, Haiki (26/10, PC), platformer à base de couleurs entre lesquelles switcher qui vient de terminer son accès anticipé, Witchtastic (26/10, PC), des recettes, des livraisons, le tout en multi mais avec des sorcières, Decoherence (28/10, PC), mélange entre tower defense et jeu d’action en arène vu du dessus, Campfire Tales (28/10, PC), où l’on se raconte des histoires qui font peur façon Game Boy, Ancra (29/10, PC), horreur et puzzles dans une vieille maison, une formule gagnante, Treasure Drifter : Nian (29/10, PC), où puzzles + action = boss stylés, et de Hypnagogia 無限の夢 Boundless Dreams (29/10, itch.io et Steam), aventure à cheval entre rêve, éveil et années 1990 bigarrées.

Et pour cette semaine ? Eh bien en attendant les possibles trouvailles de la semaine prochaine, il faudra se tourner vers les miettes de l’actu concoctées par Zali car ça ne s’est pas bousculé au portillon, du côté des indés moins en vue. Après ces semaines surchargées, c’est pas plus mal, vous me direz.

Seastrom

C'est la Loire qui coule dans les veines de Seastrom, mélangée aux subtilités de la vaporwave. Possibilité de l'amadouer en lui parlant D&D (Dreyer et Digimon).

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