L’indé matin : spirits mirror::digital possessed

C’est un nouveau lundi miteux qui se dessine, et pour ne pas céder à la morosité du début de semaine, l’indé matin met en lumière un jeu indépendant, tout juste ou bientôt sorti, qui nous a tapé dans l’œil. De quoi repartir du bon pied, avec curiosité en bandoulière et foi en l’humanité. Ce matin, espaces cyberdigitaux, soyez pas deg, avec spirits mirror::digital possessed.

Finaliste du Nuovo Award de l’Independant Games Festival 2021 avec That Night, Steeped by Blood River, un prix qui met en lice des jeux innovants du médium (ha), Taylor Swietanski sort spirits mirror::digital possessed, une nouvelle virée à travers des paysages hallucinés et aliasés, lesquels semblent être la marque distinctive de leur créatrice – pour s’en rendre compte, direction la page itch.io de l’intéressée.

Partisans et partisanes des expériences qui sortent des sentiers battus, arrêtez-vous un instant car vous pourriez être séduit·es. Préservant son mystère, spirits mirror::digital possessed parait être de ces titres qui jouent avec les limites établies jusque-là par le jeu vidéo. S’il passe par la vue à la première personne, s’établissant dans la lignée du jeu d’aventure, qu’il soit épique (un arc dans mon jeu narratif ?) ou minimal (on pressent une forte teneur walking sim), c’est peut-être plus dans son approche abstraite et sensible que la développeuse prend de court.

C’est un poème qui sert d’introduction à l’univers démultiplié semblant s’étendre en jeu, partagé entre esprits et visions, jardins et rencontres, amours et périls. Pour donner de la place aux échos des images qu’elle invoque, Swietanski multiplie les formes minimalistes, à l’image de sa soundtrack fugace rappelant par moments le travail de C418 pour Minecraft. Cette façon d’appréhender la spécificité du regard et ses innombrables possibles attise en tout cas notre curiosité, au moins autant que notre volonté de voir jusqu’où on peut supporter de voir nos repères visuels chamboulés.

spirits mirror::digital possessed est disponible sur itch.io depuis le 28 février.

Bonus. Et comme c’est dur de faire un choix excluant en plus d’un format réduit pour cette semaine (en plus c’est bon, on a commencé Elden Ring, on a clairement plus le temps), on vous signale également les sorties de The House On Holland Hill (01/03, PC), jeu narratif d’une vingtaine de minutes où un livreur apprend à connaitre les habitants d’une maison à chaque livraison, Rocco’s Island: Ring to End the Pain (02/03, PC), point’n click dans de grandes îles dessinées façon diorama, et de Vigorus (03/03, PC), mélange tout joli de jeu de rythme et d’action en free-to-play.

Le reste des sorties est à retrouver dans les miettes de l’actu de Zali.

Seastrom

C'est la Loire qui coule dans les veines de Seastrom, mélangée aux subtilités de la vaporwave. Possibilité de l'amadouer en lui parlant indés et D&D (Dreyer et Digimon).

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