L’indé matin : Love 3

C’est un nouveau lundi miteux qui se dessine, et pour ne pas céder à la morosité du début de semaine, l’indé matin met en lumière un jeu indépendant, tout juste ou bientôt sorti, qui nous a tapé dans l’œil. De quoi repartir du bon pied, avec curiosité en bandoulière et foi en l’humanité. Amour et douleur comme les deux faces d’une même pièce, ce matin, avec Love 3.

Cette fin d’intro sonnait un peu trop comme une chanson des années 1970 mais eh, je ne suis pas parolier, contrairement à celles et ceux qui ont accouché de quelques-uns des chefs d’œuvres qui font la richesse de notre répertoire national. Amour et douleur, disions-nous, car Love 3 se pratique mains crispées et esprit tranquille à la fois, pour un troisième épisode qui célèbre son héritage.

L’histoire de la désormais série Love commence en 2008, avec la sortie d’une toute première version, laquelle sera revue et corrigée en 2014. Son développeur, Fred Wood (qu’on retrouve par ailleurs aux crédits du chapitre 2 de Deltarune, les grands esprits…), opte pour un gameplay d’une simplicité apparente, en accord avec le style minimaliste du titre, accordant au personnage les seules possibilités de se déplacer et sauter dans des décors aux dangers multiples. La particularité de Love, qu’on a depuis retrouvé dans Ori and The Blind Forest notamment, réside dans la possibilité de décider du placement de son checkpoint. Au joueur ou à la joueuse, dès lors, de fragmenter son avancée en autant de petits segments que souhaités ou de jouer les cadors en essayant de tenir le plus longtemps possible sans céder à la pression de niveaux exigeant une sacrée précision.

Après une suite sortie en 2017, Love 3 débarque avec une proposition de plateforme similaire qui met cette fois l’accent sur la récolte de collectibles facultatifs, dont la nature changera la fin du jeu. Toujours avec James Bennett aux commandes de la soundtrack, ce troisième épisode compte attirer les nouveaux et nouvelles venu·es en proposant, en plus des 25 niveaux qui composent le jeu de base, l’intégralité des niveaux des jeux précédents, ainsi que ceux de la toute première version de Love. La présence de plusieurs options de jeu, comme le ralenti ou la possibilité de choisir son nombre de vies, vient enrichir ce tableau excitant, qu’on espère voir traversé par le bon Shift, lui qui est si friand de souffrir en public. Comme le dit l’adage : vivement.

Love 3 sera disponible sur Switch, Steam et certainement itch.io le 07 décembre.

Bonus. Et comme c’est dur de faire un choix excluant, on vous signale également les sorties de Wednesday Basketball (30/11, PC), intrigant jeu de tactique narratif par les Français du Studio des Ténèbres qui prend place dans un gymnase municipal, Archvale (02/12, PC), poulain d’Humble Games qui vient se frotter à la sauce top down shooter/bullet hell d’Enter The Gungeon, Rubber Bandits (02/12, partout sauf Switch), jeu bordélique multi sur lequel ont déjà louché les multipotes de TPP, Undongein X (03/12, PC), à qui sert de modèle la série Touhou pour un jeu d’action vu de côté tendance manic shooter, ou encore The Captain (03/12, PC), point’n click spatial promettant un pixel art très fin.

La semaine passée, on a également vu sortir Carrot (03/12, itch.io et Steam), autre point’n’click, dessiné lui, et à petit format, avec des fraises et des licornes, et Araignées (03/12, PC), jeu d’horreur atmosphérique (un peu tautologique, ça non ?) sans traces des bestioles éponymes dans son trailer, ce qui nous rassure un peu. Cette semaine voit elle sortir un paquet de titres en accès anticipé, qu’on suit de notre côté en attendant leur sortie définitive pour potentiellement vous en parler. À part Love 3, vous pourrez également jouer à The Touryst (10/12, PC), très joli jeu en voxel s’étant fait une jolie réputation sur Switch jusqu’à maintenant.

Les autres sorties sont à retrouver dans les miettes de Zali.

Seastrom

C'est la Loire qui coule dans les veines de Seastrom, mélangée aux subtilités de la vaporwave. Possibilité de l'amadouer en lui parlant indés et D&D (Dreyer et Digimon).

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