Heaven’s Vault, peut-être le jeu indé le plus ambitieux de l’année : le récap de l’actu du 1er mars

Bienvenue dans l’Expresso. C’est ici que vous retrouverez un petit condensé de l’actualité de la journée, rédigé par un rédacteur différent à chaque fois. Le rédacteur du jour choisit jusqu’à 5 news qui l’ont marqué et vous donne son avis sur chacune d’entre elles. Aujourd’hui : on s’intéresse à un jeu d’aventure indépendant, Heaven’s Vault, qui est probablement le titre indé le plus ambitieux de l’année.

Il y a Heaven’s Vault, et puis il y a les autres

Heaven’s Vault est le nouveau jeu du studio britannique Inkle (à qui l’on doit la trilogie Sorcery! et le remake de 80 Days), et très probablement leur projet le plus fou en date. C’est bien simple, Heaven’s Vault a réellement tout d’un jeu à la fois original et terriblement casse gueule sous absolument tous ses aspects : son aventure est exclusivement portée sur la narration, son thème est l’archéologie (la vraie, pas celle qui ponctue des gunfights dans Tomb Raider), et il s’agit d’un monde ouvert au sein duquel le joueur exercera une influence de tous les instants sur le déroulé du récit…. et encore, le plus impressionnant reste à venir.

Heaven's Vault
Le Nightingale, vaisseau avec lequel Aliya pourra explorer l’immensité de la Nébuleuse

Dans Heaven’s Vault le joueur incarnera Aliya Elasra, une archéologue de l’espace qui s’aventure dans la Nébuleuse, un ensemble de lunes en ruines abritant les vestiges d’une langue disparue… celle des « Anciens » (ah oui, au fait, le jeu nous plonge en pleine science-fiction). Aliya part donc à la recherche des dernières traces de manifestations linguistiques avec son robot de compagnie Six, bien décidée à percer les mystères de cette civilisation. Dit comme cela, on pourrait croire que l’on a affaire à un pitch initial qui va révéler tout un autre pan du jeu. Eh bien non, le cœur du jeu est bel et bien la recherche d’inscriptions hiéroglyphiques.

Parce qu’Inkle n’a pas fait les choses à moitié, le joueur partira à la découverte d’un langage original et intégralement élaboré par le studio. Et par « découverte » j’entends par là « tenter de traduire » cette langue, une mécanique de jeu géante en soi qui constituera sans nulle doute la pièce maîtresse du jeu. Et pour cause, toute la narration d’Heaven’s Vault va se calquer sur la compréhension que le joueur aura de cette langue durant ses multiples sessions de décryptage.

Comment cela fonctionne ? Chaque glyphe en jeu a une signification qui se combine en mots, seulement, le joueur sera exposé à de multiples interprétations possibles. Il existera toujours une traduction correcte, mais le joueur peut ne pas opter pour le bon choix. Enfin, le « bon choix »… Jon Ingold, le directeur narratif du jeu parlera surtout d’interprétations multiples : bonnes ou fausses, elles feront toutes évoluer l’histoire ainsi que le point de vue d’Aliya sur un lieu, personnage et / ou un objet d’une manière unique et adéquat.

Là, logiquement vous vous dites : « Mais c’est impossible ». Eh bien il faut croire que si, car le studio a justement mis au point un langage de script capable de se souvenir et de s’adapter à chacune des actions entreprises par le joueur (de la plus futile à la plus déterminante). De quoi plus que jamais personnaliser une aventure, d’autant plus que, je le rappelle, le joueur pourra explorer librement cet ensemble de lunes, et dans l’ordre qu’il le souhaitera.

Heaven's Vault

Par ailleurs, la direction artistique du jeu ne vous aura sous doute pas laissé indifférent. Déroutant n’est-ce pas ? Oui, Heaven’s Vault intègre bien des personnages 2D dessinés et animés à la main dans des environnements 3D. Le gameplay qui en résulte semble osé, atypique et visiblement inspiré, de quoi certainement attiser la curiosité des plus avides d’expériences originales. Pour l’heure, pas plus d’informations sinon une sortie prévue en « 2018 » sur Steam, PS4 et iOS. Et personnellement, j’ai hâte.

Yohan Belhadj
Yohan Belhadj

Sensible à l'image et aux divers procédés de narration. Je suis peut-être plus vidéo que jeu, mais je ne boude pas pour autant mon plaisir à tenir une manette dans les mains.

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