Capcom concentrera sa production future sur des licences existantes

Soucieux de lustrer son image autant que d’attiser la flamme nostalgique des joueurs, Capcom profite de son rapport annuel, un bilan (à retrouver par ) de la situation actuelle de l’entreprise, pour glisser des indices concernant les décisions éditoriales actuellement prises et qui décideront de la marche à suivre des prochaines années. Et on ne peut pas dire que, pour conquérir le marché international, l’éditeur ait froid aux yeux.

Mais plutôt que ses dirigeants grelottent tant devant l’idée de lancer une licence inédite qu’ils feront tout l’inverse, à savoir se reposer sur la popularité des sagas-poules aux oeufs d’or et ressortir du placard celles qui commençaient à trouver le temps long sous leur couche de poussière.

Le rapport évoque des « licences en sommeil » sans évoquer de noms mais il faut croire que le catalogue inspire suffisamment confiance à ses propriétaires pour qu’ils espèrent appuyer leur revenus futurs dessus. L’an dernier, à la sortie du rapport 2018, Capcom affirmait vouloir sortir trois titres majeurs par année fiscale. Quelles sont, d’un rapide coup d’œil, les titres susceptibles de sortir de leur caisson de cryogénisation pour servir cette volonté ambitieuse ?

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Dragon’s Dogma

On peut d’abord penser à une suite pour Dragon’s Dogma, dont le réalisateur Hideaki Itsuno a relancé avec succès (plus de 2 millions d’exemplaires) Devil May Cry un peu plus tôt cette année. Il devrait avoir les mains libres pour mener ce projet qui, visiblement, lui tient à cœur, alors que la version Dark Arisen du premier opus est sortie en avril sur Switch. On note d’ailleurs que Dragon’s Dogma est la dernière licence inédite majeure lancée par Capcom, et dont la sortie remonte à 2012. Qui a peur de prendre des risques ?

Baser sa stratégie sur de vieilles gloires (ou peut-être même moins que ça) ne veut pourtant pas dire « manque d’innovations ». La réussite de Monster Hunter World, ainsi que celle de son extension arrivée en septembre, est là pour le prouver. Qui pour prendre le flambeau de la guilde de chasseurs-cueilleurs ? Les prétendants sont nombreux et défilent : la série Ace Attorney, dont la trilogie HD a atterri sur les consoles de salon en avril dernier, après avoir été essorée de toute part ; une nouvelle passe d’armes peut être envisagée pour Onimusha, qui a également eu droit à son lissage HD en janvier ; ou bien la retour à la presque-vie des zombies de Dead Rising, qui a vu son développement chamboulé et rapatrié en terre nippone suite à la fermeture de Capcom Vancouver, l’an dernier.

Parmi les retours inattendus et pour le moins incongrus se cachent peut-être, qui sait, ceux d’Okami, Viewtiful Joe ou, pour les plus fous d’entre nous, un retour sur le devant de la scène de Breath of Fire, qui se contente actuellement d’un 6e épisode free-to-play sur mobile, crachotant du cristal virtuel en guise de sous-sous.

En attendant d’avoir des nouvelles plus consistantes, Capcom fait patienter à l’internationale avec la sortie récente de Shinsekai : Into the Depths via l’Apple Arcade, celle, prévue le 25 octobre, d’un stick à 230 balles équipé d’une floppée de jeux de combat, et surtout la fructification de sa licence-phare, Monster Hunter, à travers le monde par la sortie future d’un film live réalisé par W.S Anderson (papa, déjà, des adaptations de Resident Evil), avec au casting l’incontournable Milla Jovovich et Tony Jaa, dont on n’avait pas entendu parler depuis Ong Bak. Miam.

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Seastrom
Seastrom

C'est la Loire qui coule dans les veines de Seastrom, mélangée aux subtilités de la vaporwave et à une tendance toujours plus prononcée pour la contradiction. Rajoutez un "j'aime bien tous les genres de jeux" et autant vous dire qu'avec ça, difficile d'affirmer avoir bon goût. Possibilité de l'amadouer en lui parlant Dreyer et Digimon.

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