Black Mesa, encore l’E3 et Star Citizen : le récap de l’actu du 20 juin

Bienvenue dans l’Expresso. C’est ici que vous retrouverez un petit condensé de l’actualité de la journée, rédigé par un rédacteur différent à chaque fois. Vous ne lirez pas forcément ce qui concerne le dernier trailer de Fifa 18 ou autre. Le rédacteur du jour choisit jusqu’à 5 news qui l’ont marqué et vous donne son avis sur chacune d’entre elles. Aujourd’hui : Black Mesa prépare un Noël extra-dimensionnel, la sécurité de l’E3 en question et Star Citizen change ses conditions générales d’utilisation. 

Black Mesa : Xen revient à Noël (en théorie)

Signe que les temps changent, très peu de blagues sur Half-Life 3 durant cet E3, à croire que les gens se sont fait une raison. Mais ça n’empêche pas la licence d’être encore vivante dans le cœur des joueurs, comme le prouve l’honorable succès de Black Mesa, le remake quasi-officiel-mais-pas-trop du premier Half-Life. Tout d’abord sorti en tant que simple mod, le jeu s’est offert une version payante avec l’approbation de Valve bien sûr.

Il ne lui manquait plus qu’une chose pour être un vrai remake complet : la fin du jeu. En effet les développeurs ont opté pour une refonte totale des derniers niveaux du jeu, ceux se déroulant sur Xen, la planète alien. Eh bien, d’ici décembre, le projet pourrait enfin être fini. C’est beau d’imiter Valve jusqu’à leurs temps de développement. Pour faire patienter la foule, quelques visuels des niveaux sont sortis, très différents de l’original. Cette mise à jour changera pas mal de choses au jeu complet, en particulier en ajoutant des lumières dynamiques et en revoyant la luminosité et l’étalonnage du titre.

Black Mesa Xen

La sécurité de l’E3 au centre d’une polémique

L’E3 est fini (enfin ! diront les mauvaises langues). Tout fier, l’ESA (organisateur du salon) s’est vanté des chiffres de la fréquentation en hausse. Bon, probablement car c’est la première année que 15 000 places sont mises en vente pour le tout venant, la plèbe, les gens normaux, et pas seulement les professionnels.

Mais tout n’est pas rose. Rami Ismail, grand de la scène indépendante, développeur de l’excellent Nuclear Throne, dénonce un manque de sécurité flagrant du salon. En cause : des fouilles bien trop laxistes à l’entrée et la facilité de rentrer sans avoir à montrer son badge à un agent de sécurité. Dans un pays surarmé comme les USA, et dans un contexte où la menace terroriste plane toujours autant, ça la fout mal. De leur côté, les organisateurs démentent tout laxisme et assurent à Polygon que toutes les mesures ont été prises pour assurer un salon sûr. Ce qui reste, c’est un sentiment, partagé par de nombreuses personnes sur les réseaux sociaux, que le salon n’a pas été conçu pour recevoir tant de gens, l’enceinte du Los Angeles Convention Center n’étant que peu adapté pour un événement de cette ampleur (quiconque ayant déjà foulé les allées de la Paris Games Week le samedi comprendra).

Star Citizen change sa politique de remboursement en catimini

C’est un moment important pour moi : pour la première fois j’ai l’occasion de parler de mon bouc émissaire favori. Star Citizen, le jeu spatial, la baleine blanche, le No Man’s Sky du riche, sans les bonnes intentions. Eh bien figurez-vous que la semaine dernière, RSI a changé les conditions générales d’utilisation. Auparavant l’entreprise s’engageait à rembourser le jeu 18 mois après la date de sortie prévue (vu la flexibilité de cette date, ça reste moyen). Plus maintenant. Désormais vous aurez le droit à un remboursement uniquement si le jeu cesse son développement définitivement. Donc : si l’entreprise coule. Bonne chance. Si vous avez backé le jeu avant le changement des conditions générales d’utilisation, vous êtes toujours lié aux précédentes.

Star Citizen change EULA
Image non contractuelle

Sauf que… les petites lignes. Toujours les petites lignes. Un passage savoureux des deux CGU (les anciennes, et les nouvelles) déclare, sans sourciller, que « tout argent investi dans le développement du jeu n’est pas remboursable ». Donc si RSI coule, ou si vous en avez marre d’attendre, bonne chance pour récupérer votre argent, probablement investi dans le développement (ou dans une piscine en or massif). Un jour faudrait que je vous parle de la chaîne de Ponzi, c’est très intéressant.

Neil deGrasse Tyson annonce son premier jeu

Toujours l’espace, mais cette fois plus positif, enfin en théorie. L’astrophysicien star, meme-lord, et occasionnel grand scientifique, Neil deGrasse Tyson en a eu marre. Pas de Star Citizen, mais de ces jeux qui utilisent mal la physique. Alors il a pris le problème à bras le corps et a annoncé son premier jeu. Enfin pas le sien, mais celui de Big Red Entertainment, Tyson participant au développement en tant que consultant.

Le projet est encore un peu obscur, mais l’idée serait de faire sa propre conquête de l’espace, en rejoignant Proxima B, notre voisine à 4,2 années-lumière. Evidemment la rigueur scientifique sera au rendez-vous. Le jeu, subtilement nommé Space Odyssey, a lancé son Kickstarter, demandant 314 159$ (vous l’avez ?).

Tritri
Tritri

Ici pour parler de jeux avec tableurs, aka 4X, grande stratégie, gestion. Aussi expert ès jeux spatiaux, tire régulièrement sur l'ambulance Star Citizen. Egalement le pire cauchemar de nos chers correcteurs

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