Gamescom 2018 – THQ Nordic : l’apocalypse a la cote avec Biomutant et Darksiders

Pouvoir jeter un œil sur le gameplay des jeux les plus attendus de THQ Nordic (Biomutant et Darksiders 3) à la Gamescom a tenu du parcours du combattant. Après avoir vu une vidéo de présentation du line up d’une heure (et dont le manque de nouvelles informations ne rivalisait qu’avec la gênance de la réalisation), nous avons pu obtenir des fastpass pour aller tester leurs jeux… sur la partie publique. Comprenez que je n’ai rien contre le public, mais les conditions de test ne tendaient donc pas vers le confort. Qu’à cela ne tienne, je suis allé fièrement braver les foules pour en rapporter mes impressions.

Biomutant

Annoncé à la Gamescom de l’année dernière, Biomutant ne déroge pas vraiment à la marque de fabrique de THQ (les jeux d’aventure à la troisième personne où on tape sur tout ce qui bouge entre deux phases de plate-forme) mais a l’avantage de proposer un chara-design plus intéressant. Exit les gros héros musclés qui roulent des mécaniques en criant dans des univers post-apocalyptiques, et bonjour le petit animal mignon, visiblement victime de mutations génétiques, dans une sorte d’univers… post apocalyptique. Oui bon on ne peut pas TOUT changer non plus ça ferait désordre.

La démo commence sur un choix crucial puisqu’il s’agit de personnaliser sa petite boule de poils. A noter qu’ici on ne dépense pas de points dans telle ou telle catégorie, mais qu’on choisit de recoder génétiquement notre personnage en plaçant sur un diagramme la bonne balance entre agilité, force, charisme, etc… Une personnalisation pas très poussée donc mais qui permet de s’approprier son personnage, d’autant que celle-ci influe aussi sur l’apparence de ce dernier. Il est ensuite possible de personnaliser la boule de poils avec des marques de guerre et une couleur de fourrure.

Et la fourrure, tiens, parlons en… Quand tout son chara-design tourne autour de petits (ou gros) animaux à fourrure, il serait peut être bon de proposer des graphismes si ce n’est de qualité haute, du moins moyenne pour celle-ci. Je veux bien croire que la version de salon sur consoles qui surchauffent a choisi de garder des graphismes plus bas que proposés effectivement par le jeu, mais pour ma part, le rendu était bien en dessous de ce qui était proposé sur les différentes vidéos de gameplay diffusées sur les internets. Quelques personnalisations plaisantes plus tard, il est temps de commencer l’aventure.

Biomutant

De l’histoire de Biomutant justement, on ne peut se fier qu’à une narration environnementale soignée. Si on combine les mutations génétiques, les environnements à la fois fantaisistes et truffés de références à notre monde, et les dialogues des personnages et du narrateur, on comprend que Biomutant se passe bien des ères après notre temps sur Terre, certainement après une catastrophe quelconque, où la nature a repris ses droits. Et quand je parle de nature, il s’agit de (très) gros animaux à fourrure ou écailles qui semblent bien déterminés à dévorer les plus petites bêtes qui traînent. Mais n’ayez pas peur : ces dernières ont réussi à créer, grâce aux reliques de l’ancien Monde, des armes dévastatrices et des méchas, donc l’honneur est sauf. Le tout dans un univers très cartoon mais toujours assez lisible, ce qui n’était pas pour me déplaire.

La démo se concentrait surtout sur les combats, et on y a vu plusieurs phases combinant combat à l’épée, au pistolet, au poing-roquette-qui-casse-des-bouches, à la bulle de savon (oui oui) et au mécha. Pour ce qui est des combats à pied, que ce soit avec l’épée ou le fulguro-poing-qui-brise-des-crânes, je les ai trouvés un peu plats : essentiellement, on tape un peu partout en espérant toucher quelque chose et comme les ennemis arrivent de partout c’est souvent le cas. Cependant, Biomutant propose un jeu acrobatique qui semble prometteur, permettant de sautiller partout en faisant pleuvoir le plomb sur ses ennemis avec un pistolet façon Dante. La diversité sera certainement apportée par les mutations, comme ici où le personnage pouvait s’entourer d’une épaisse bulle de savon qui engluait les ennemis qui se trouvaient sur son passage et de sauter beaucoup plus haut. J’aurais aimé en voir plus mais malheureusement le temps de la démo était compté.

Celle-ci se terminait sur un combat de boss gigantesque avec un gameplay en mécha donc. Pas très loin des combats à pied, il s’agit essentiellement de sauter partout en tirant au jugé sur l’énorme boss en essayant d’éviter au mieux les attaques. Une seconde phase se passe dans l’estomac du monstre qui a fini par nous avaler tout rond et s’ensuit une scène God of Waresque mais qui ne relève pas vraiment le gameplay de combat de la démo.

Pour résumer : oui Biomutant a beaucoup de potentiel, mais il faudra attendre d’en voir plus (et surtout plus varié) pour pouvoir en juger plus avant.

Darksiders 3

Darksiders 3

La série des Darksiders revient d’entre les morts avec un troisième opus qui, encore une fois, compte chambouler un peu (mais pas trop) le gameplay. On y retrouve Fury, la troisième cavalière de l’apocalypse qui semble perpétuellement levée du mauvais pied, un peu à la Kratos première génération. Cette dernière suit sa propre quête puisque peu intéressée par le sort de ses autres collègues, et a été investie par le Conseil d’aller tataner les sept péchés capitaux qui semblent un peu trop zélés sur Terre après l’Apocalypse. Qu’à cela ne tienne, elle est ravie d’avoir un peu d’action.

Ce nouvel opus féminin n’en sera donc pas moins bourrin mais plus technique. En effet si Guerre était purement dans la force, Mort plus agile et mobile, Fury ici adopte un style de combat plus proche du gameplay du moment, basé sur des pattern d’ennemis à esquiver au bon moment pour contre-attaquer efficacement. Un gameplay un peu plus raide donc, un peu plus technique, mais tout aussi plaisant puisque les animations fluides accompagnent bien les mouvements de la cavalière.

Cela dit, même en ayant fouillé un petit peu l’inventaire, je n’ai pu retrouver d’endroit où stocker du loot comme dans le second. Quelques emplacements de rune mais rien qui n’indique que la série reprenne le coté RPG de l’opus précédent.

Du coté des environnements on retrouve une Terre Post-Apocalyptique cartoonesque bien rendue, encore plus jolie que lors du second opus. Le chara-design reste sympathique aussi avec son coté comics notamment sur le boss de la démo, à savoir le péché Envie.

En somme, les fans de la série seront ravis, et pour ce qui est des petits nouveaux, c’est le moment de s’y mettre.

Chibi

Je me suis perdu dans le trou béant et sombre de l’internet, puis j’ai vu de la lumière et je suis rentré. Et maintenant je suis là, et je vous parle. La technologie est formidable, n’est-ce pas ?

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