Dynasty Warriors 9 – C’est naze

Qu’est-ce que vous voulez qu’on vous dise ? Koei Tecmo et ses photocopies de Mûso, ces jeux répétitifs au plaisir bête mais immédiat où vous bastonnez des centaines de mobs dans des décors vides. Ils se déclinent à foison avec toutes les licences populaires, sans jamais offrir la moindre once d’innovation, mais en apportant leur dose de bagarre conforme aux attentes, avec la régularité d’un métronome un peu las. Et puis soudain, la révolution : le vaisseau-mère consacré à l’époque chinoise des Trois Royaumes, Dynasty Warriors, verrait son neuvième épisode bouleverser radicalement la formule ! Un Open World ! La Chine fidèlement modélisée ! Des missions plus variées et un gameplay moins répétitif ! Des grappins ! de l’infiltration ! De jolis décors, enfin ! Mais voilà, nous avons là moins qu’une révolution, mouvement qui ne consiste au fond qu’à revenir sur ses pas, un crash homérique. A peine vidéoludique, frisant le surréalisme involontaire, dans Dynasty Warriors 9, presque aucune idée ne fonctionne.

Dynasty Warriors moche

Donc, c’est naze.

Ont-ils manqué de temps ? N’ont-il pas le savoir-faire, les épaules ou l’argent pour aller au bout de leur démarche ? Dynasty Warriors 9 est en tout cas un objet consternant, qui rate méthodiquement et avec application tout ce qu’il entreprend. Longue errance sur des plaines vides aux enjeux confus, beat them all vous proposant de littéralement sauter au-dessus des combats, reniant à la fois le passé de la série et les engagements pris par Koei Tecmo tout au long de la campagne de promotion du jeu, Dynasty Warriors 9 restera comme le témoignage hébété d’un projet mal géré de bout en bout, sans qu’on comprenne bien ce que le jeu aurait pu être, entre d’autres mains et placé sous de meilleures auspices. Une expérience dont je ne saurais vous recommander l’achat, même pas cher, même pour rigoler : c’est tristement naze.

Le Bon

Beaucoup d'idées (même si aucune ne marche)

Le Pas Bon

Plus mauvais grappin

Hideux

Vide

Mou

zalifalcam
zalifalcam

J'aime les jeux double A, les walking simulateurs prétentieux et les JRPG, et plutôt que de me soigner, j'écris à leur propos.

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