Game Workers Unite (GWU), la révolution rouge en marche ?

Il n’y a pas à dire, mais cette news me plait. Surtout les réactions de ceux pour qui la récrée a sonné : « ouin c’est du paléo-marxisme ! » « ouin, puisque c’est comme ça, j’arrête de respirer jusqu’à ce qu’on dissolve ce syndicat ! ». On leur dit qu’à un moment donné, on ne peut pas continuer de tirer sur la corde sinon elle se casse ? Ou alors, on les laisse s’asphyxier pendant qu’on commence à bosser dans de bonnes conditions ? MHMH CHOIX CORNELIEN…!

Oh ! J’ai oublié de vous parler de la nouvelle. Que je suis tête en l’air.

Révolution ou simplement la fin du foutage de gueule ?

Depuis le 19 mars, le monde du jeu vidéo a un syndicat international des travailleurs du jeu vidéo, la Game Workers Unite. En France, c’est depuis août 2017 avec le STJV (je ne peux pas m’empêcher de fanfaronner, c’est culturel). Ça a été fondé à la suite d’une discussion sur Discord, selon les dires d’un des organisateurs au Monde.

On peut partager notre histoire anonymement, façon , mais mondialement, quoi. Et sur l’univers fantastique du jeu vidéo.

Et à la fin, je pense qu’il y aura des actions sociales, des demandes d’amélioration de loi ou à minima, d’application de loi, et d’avancées sociales dans un univers trop concurrentiel pour l’être humain.

Hop là ! Tout doux. Je vous vois venir avec vos gros sabots de « oui mais tu comprends si on ne fait pas les crunchs, bah on va avoir des problèmeuuuuuuuh » « oui mais avec la concurrence entre pays, alors qu’on est en criseeeeeeuuuuuuuuuuuuuuuh » blablabla. Stop.

Arrêtez de croire que c’est normal de manger votre voisin. Ça ne l’est pas. Ce n’est pas sain. Ce n’est pas aussi naturel qu’on le pense. L’économie est une création humaine, elle peut donc être gérée de manière tout à fait humaine, avec un peu de concurrence pour faire zizir aux irréductibles, mais dans le respect d’autrui et des lois qui protègent les travailleurs pour la majorité.

NOTRE MISSION Game Workers Unite est une organisation de grande envergure qui cherche à connecter les militants pro-syndicaux, les travailleurs exploités et les alliés à travers les frontières et les idéologies au nom de la construction d’une industrie du jeu syndiquée. Nous construisons une solidarité pro-syndicale entre les disciplines, les classes et les pays.
NOTRE STRUCTURE
L’organisation est dirigée exclusivement par des travailleurs (non-employeurs), mais nous encourageons activement les employeurs, les universitaires et autres à s’impliquer dans la communauté et à soutenir les efforts d’action directe de l’organisation à la fois matériellement et par leur visibilité.

Personnellement, ça commence à me courir sur le haricot de donner mon argent pour un loisir passion qui ne respecte ni l’être humain, ni les lois (sans parler de l’écologie). Pour rappel, il y a d’abord eu les affaires sur le sexisme à l’occasion de , puis il y a les problèmes avec Quantic Dream, et la dernière en date, la grève chez Eugen Systems qui dure depuis plus d’un mois.

Les langues se délient et vont se délier encore plus avec la Game Workers Unite. Là où on pouvait hausser les épaules en estimant que puisque personne n’en parlait, c’est que ça ne devait pas être grave, eh bien maintenant, on ne peut plus ignorer ce que coûte réellement le jeu qu’on a entre les mains. Industrie du jeu vidéo, faites attention au boycott. Il n’est pas loin de vos fesses.

bob thebob
bob thebob

Mes parents ont trouvé ça drôle de m’appeler Bob, notre nom de famille étant Thebob. Ça vous en bouche un coin ? Moi pas. Pour une raison simple : je n'en ai pas, de coin. Du coup, même si je suis une femelle, je suis Bob. Et grâce aux jeux vidéo, je sais maintenant que la vie a un mode d'emploi, et que si un chat est assis dans un rai de lumière, c'est qu'il a forcément une quête à me proposer. Et ça, ça n'a pas de prix. Pour le reste...

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