Nintendo teste les possibles de la réalité augmentée

Ce n’est pas la première fois que la technologie est approchée par la firme. Il faut bien avouer que les expérimentations faites avec la 3DS étaient plus flippantes qu’autre chose.

Dans une interview au Nikkei publiée en début d’année, traduite par Nintendo Everything et notamment reprise par Gamasutra, le président de Nintendo, Shuntaro Furukawa, affirme que les équipes de R&D planchent actuellement sur les possibilités offertes par la réalité augmentée. Périodiquement critiquées par certains aficionados de la 4K, des turboprocesseursmachin et autres LED à éclairage dynamique pour ne pas s’engager dans la course à la puissance, les machines de Nintendo sont pourtant la preuve de prises de risques certains question hardware habile.

Sur ce point, Furukawa tient à assurer que « cette approche fondamentale qu’est [notre] projection vers l’avenir » n’est pas prête d’être abandonnée : « Si une technologie est considérée comme utilisable dans un jeu, elle le sera ». Questionné sur l’engagement dans l’AR (Augmented Reality) de compagnies comme Apple, il admet ainsi que celle-ci fait actuellement l’objet de recherches. On n’en saura pas plus pour l’instant, pas question donc d’attendre de quelconques jeux dans l’année. Il est par contre intéressant de se demander comment la Switch, qui n’est pas équipée de caméras, pourra interagir avec l’AR. Via les caméras infrarouges des Joy-Con, peut-être ? Par une évolution de la Switch ? On connaît la tendance qu’a Nintendo d’adjoindre à ses machines des périphériques accessoires, il ne serait pas étonnant non plus de voir débarquer une nouvelle itération de la Game Boy Camera. Ne niez pas, vous faites déjà chauffer la carte bleue pour la précommande.

Rappelons tout de même que la 3DS s’était déjà frottée à la réalité augmentée. Deux logiciels étaient en effet pré-installés sur la dernière portable seulement portable du constructeur, à savoir « Jeux en RA » et « La Guerre des têtes ». Le premier permettait de lancer des mini-jeux, de triturer certaines mascottes incarnées en figurines virtuelles ou de se balader autour de son Mii grâce à de petites cartes. Assez dispensable quoique mignon, quand le second avait seulement pour lui un potentiel de cringe assez élevé. Une photo de son visage plus tard et nous voilà à chahuter dans tous les sens pour tirer des billes au gyroscope sur d’infâmes têtes casquées surmontées d’une hélice qui nous balancent des bouts de mur ou tentent de nous embrasser. On l’a relancé pour l’occasion : c’est n’importe quoi et terriblement angoissant – même si ça fonctionne au poil. Une certaine idée de ce qu’il faudra éviter à l’avenir, au moins en termes de bon goût.

Seastrom
Seastrom

C'est la Loire qui coule dans les veines de Seastrom, mélangée aux subtilités de la vaporwave et à une tendance toujours plus prononcée pour la contradiction. Rajoutez un "j'aime bien tous les genres de jeux" et autant vous dire qu'avec ça, difficile d'affirmer avoir bon goût. Possibilité de l'amadouer en lui parlant Dreyer et Digimon.

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