New World : le MMO d’Amazon se dévoile

Avec une sortie prévue pour le mois de mai 2020, précédée d’une phase de beta fermée en avril, New World arrivera trois ans et demi après son annonce initiale.

A force de répéter à tort et à travers que le jeu vidéo est la première industrie culturelle mondiale en termes de revenus (qui ont certes dépassé ceux du cinéma en salles mais la durée d’exploitation d’un film ne s’arrête pas aux fauteuils rouge ou noir et au bruit du popcorn broyé, il faut prendre en compte les ventes de DVD et autres droits attenant au streaming et aller au-delà de ce qui reste une affirmation marketing), les plus avides de nos entreprises favorites se sont précipitées en annonces dans l’optique d’enfin se tailler une part, si possible conséquente, du quatre-quarts à la mode. Le géant de la vente en ligne Amazon n’avait pas manqué de se distinguer en annonçant en 2016 trois projets conséquents. Entre temps, l’un d’eux (Breakaway) a été annulé, le TPS multi Crucible ne donne plus de nouvelles et l’E3 2019 fut l’occasion de mettre sur le carreau plusieurs dizaines d’employés des studios Amazon Game.

C’est peu dire que le sujet fait partie de notre longue liste « de quel opportuniste va-t-on moquer l’échec aujourd’hui ? » mais la récente édition des Game Awards est venue accompagnée d’un trailer pour le MMO New World, lequel se terminait sur une période de sortie : mai 2020.

En amont de la cérémonie, Eurogamer s’est entretenu avec le réalisateur du jeu, Scot Lane, pour tenter d’éclaircir les nombreuses zones d’ombre qui recouvrent le projet. Après une introduction qu’on résumera à « notre jeu se déroule pendant l’Âge des découvertes mais n’est pas politique », Lane est revenu sur certains points de gameplay qui constitueront l’expérience multi de New World, le trailer cinématique n’étant pas des plus parlants. On y apprend que les joueurs et joueuses pourront, en marge de leurs petites quêtes perso, se constituer en guildes et contrôler un territoire qu’il faudra défendre contre les envahisseurs lors de batailles à 50 contre 50 (PvP) ou des « centaines d’IA » (PvE). Les guildes fixeront le montant des taxes sur leur territoire ainsi que des « projets communautaires » en guise d’objectifs communs. Lane insiste bien sur le fait que cet engagement multi est optionnel et qu’il sera possible de l’ignorer.

Les affrontements seront quant à eux, surprise, « inspirés de Dark Souls« . Portés vers l’action, ils miseront sur le placement et « l’approche stratégique » de « la guerre », couplée à une personnalisation libre et libérée du système de classes. L’expérience engrangée se fera également sur le terrain des armes, auxquelles on a collé un arbre de compétences.

Malgré ces quelques informations, on peine encore à comprendre sur quelles bases New World fonctionnera – les images de l’alpha disponibles ici et là montrent notamment un fort accent mis sur le craft – et il faudrait maintenant que des images de gameplay prennent le relais. Ce n’est en tout cas pas du côté du lore, à base d’Anciens ivres de pouvoirs disparus et d’île nommée Aeternum, que le feu intérieur prendra. Côté technique, enfin, Lane n’aborde pas le sujet, sans doute sensible au vu des soucis qui ont filtré, de Lumberyard, le moteur maison d’Amazon, mais indique qu’aucun plan n’est prévu pour les consoles. S’il invoque la puissance des ordinateurs face aux cousines de salon, Eurogamer ne manque pas de rappeler les rumeurs qui veulent qu’un service de jeu en streaming serait dans les cartons. Reste à voir si le lancement embarrassant de Stadia lui servira de leçon et si notre GAFA tueuse de librairies indépendantes deviendra aussi habile avec la conception de jeux qu’elle ne l’est en termes d’optimisation fiscale.

Seastrom
Seastrom

C'est la Loire qui coule dans les veines de Seastrom, mélangée aux subtilités de la vaporwave. Possibilité de l'amadouer en lui parlant Dreyer et Digimon.

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