Le producteur de NBA 2K19 débloque totalement

L’Expresso est mort, vive l’Expresso. On passe à de la news et pour bien commencer on va parler de monnaie virtuelle, de pontes de gros studios qui disent n’importe quoi (ici donc le producteur de NBA 2K19) et de lootbox. C’est la rentrée !

Vous le savez bien maintenant, chez The Pixel Post, on aime pas trop les lootboxes et autres micro-transactions abusives qui frisent avec le jeu d’argent et le pay-to-win. Et ça tombe bien c’est la rentrée, donc le retour des triple A qui vont tenter de nous la faire à l’envers. Contrairement à l’année dernière avec Battlefront 2, les gouvernements de certains pays ont commencé à agir. En premier lieu la Belgique, qui a interdit cet été toute forme de mécanique basée sur l’aléatoire qui pourraient être considéré comme du jeu de hasard. Les lootboxes sont donc de facto interdites chez nos amis belges. Si la plupart des éditeurs (comme Valve ou Blizzard) se sont exécutés dans leurs jeux déjà existants, tout en râlant un peu sur leur forums, certains vont plus loin.

C’est le cas de nos amis de 2K qui, très tristes de ne pouvoir appâter le client avec leur mode Mon Equipe dans NBA 2K19, ont demandé aux joueurs belges dans un communiqué hallucinant de contacter directement leurs représentants pour faire pression afin que les lootboxes soient à nouveau autorisées sur le territoire belge. On a franchi un nouveau pas dans le cynisme quand un éditeur demande à ses fans de faire le travail de lobbying à sa place.

2k NBA 2K19
Le communiqué de 2K

Mais ce n’est pas tout puisque Rob Jones, producteur de NBA 2K19, s’est exprimé sur le site Trusted Reviews. Et comme nous pouvons nous y attendre, c’est délicieux. En effet pour lui les monnaies virtuelles et autre micro-transactions sont une « malheureuse réalité du jeu vidéo moderne ». Selon lui, chaque jeu possède donc une monnaie virtuelle pour permettre à l’entreprise de générer des revenus supplémentaires. La limite se situerait au niveau de la différence entre vol pur et simple et valeur ajoutée. Il rajoute que la plupart des joueurs n’ont pas la patience de « gravir les échelons » tout seuls et sont contents d’avoir un moyen de contourner le grind.

Si seulement il existait un contre exemple. Un triple A, au succès fulgurant, où toute la boucle de gameplay est basée sur le grind. Ah mais oui ce jeu existe ! Il s’appelle Monster Hunter World. Et vous savez quoi ? Le jeu ne contient aucune micro-transaction, même simplement esthétique. Mais on reste pour grinder pour la bonne et simple raison que le jeu est bon. Donc petit indice pour nos amis décisionnaires tout en haut de la hiérarchie de nos chers amis éditeurs : pour que les joueurs restent malgré le grind, il suffit de faire un bon jeu. Je sais c’est révolutionnaire comme démarche.

Tritri
Tritri

Ici pour parler de jeux avec tableurs, aka 4X, grande stratégie, gestion. Aussi expert ès jeux spatiaux, tire régulièrement sur l'ambulance Star Citizen. Egalement le pire cauchemar de nos chers correcteurs

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