L’ISFE et la GAME rejoignent Playing for the Planet

En début de semaine, GAME (l’association allemande du secteur du jeu vidéo) et l’ISFE (la fédération européenne des logiciels interactifs) ont annoncé rejoindre l’initiative de protection du climat « Playing for the Planet ». Cette annonce est l’occasion de revenir sur cette initiative et les engagements de ses membres.

Lancée en 2019 par 21 grands groupes du secteur (dont Sony Interactive Entertainment, Microsoft, Google Stadia, Ubisoft, Twitch, etc.) sous l’égide des Nations Unies, cette initiative compte désormais une trentaine de membres. Elle s’est fixée entre autres comme objectifs de :

  • Réduire l’empreinte carbone des entreprises et des supports de jeu,
  • Transitionner vers l’utilisation d’énergies vertes,
  • Encourager l’économie circulaire (réutilisation des matériaux et composants et réduction de l’utilisation de plastique),
  • Sensibiliser le public aux thématiques liées à la protection de l’environnement.
Logo Playing for the Planet

Lors de son lancement en 2019, l’initiative avait estimé que les engagements pris par ses membres devraient permettre de réduire les émissions de CO2 de 30 millions de tonnes d’ici à 2030. Elle mise sur la collaboration et l’émulation entre les membres pour initier des changements durables.

Dans les faits, les membres s’engagent sur des mesures spécifiques et quantifiables auprès du programme des Nations unies pour l’environnement. Ils s’engagent également à évaluer une fois par an leurs progrès. L’ISFE a fait part de son intention d’atteindre un bilan neutre en carbone pour son secrétariat en 2022 et d’évaluer son empreinte carbone fin 2021. De son côté, GAME met l’accent sur la réduction de la consommation d’énergie, l’énergie verte et le tri des déchets. Les engagements des membres vont de la promesse de sensibiliser leur communauté à la protection de l’environnement, à la neutralité du bilan carbone et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. D’autres encore ont simplement fait la promesse d’évaluer leurs processus et d’aider à organiser la Green Game Jam.

L’initiative semble toutefois miser exclusivement sur la bonne volonté des membres et court donc le risque de se transformer très vite en label de greenwashing sans substance. Cependant, après la publication par l’AFP, reprise très largement dans les médias, du rapport préliminaire du GIEC ce mercredi, il est encourageant de voir les acteurs du secteur s’engager pour ces questions. Il faudra voir dans les prochains mois si l’initiative à un impact réel allant au-delà de la sensibilisation un peu culpabilisante des joueurs.

BatVador

Traductrice ascendante topiaire qui aime les city builders, les dystopies et les jeux avec des gens déprimés dedans.

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