L’indé matin : The Last Show of Mr. Chardish

C’est un nouveau lundi miteux qui se dessine, et pour ne pas céder à la morosité du début de semaine, l’indé matin met en lumière un jeu indépendant, tout juste ou bientôt sorti, qui nous a tapé dans l’œil. De quoi repartir du bon pied, avec curiosité en bandoulière et foi en l’humanité. Détour vers le théâtre, aujourd’hui, avec les pérégrinations oniriques de The Last Show of Mr. Chardish.

Jusqu’à ce début d’année, le studio polonais Punk Notion filait des coups de main à l’animation sur les projets des autres ; des jeux d’envergure modeste, auxquels fait figure d’exception Get Even, de Bandai Namco. En mars dernier sortait leur première production maison, Weakless, jeu d’aventure porté sur la résolution d’énigmes. Ayant trouvé la température de l’eau agréable après cette première plongée dans le grand bain, l’équipe réitère l’expérience avec The Last Show of Mr. Chardish, qui, dans une veine plus narrative, semble traduire ses multiples envies de gameplay en autant de petites pièces dont on serait l’acteur et le spectateur.

On y visite un ancien théâtre, autrefois tenu par le mystérieux Robert Chardish que notre personnage, Ella, pourrait bien avoir connu. L’exploration des lieux va ouvrir les portes de l’imaginaire du metteur en scène et nous permettre de découvrir son histoire, qu’on nous promet mélancolique à souhait. C’est par l’intermédiaire de masques que le saut de réalités se fera, glissant d’un univers visuel et d’un gameplay à l’autre. Particularité mise en avant par l’équipe de développement : une partie des graphismes de The Last Show of Mr. Chardish a été créée en VR, en optant pour un style comme brossé au pinceau, qui rend, à première vue, plutôt honneur à ses environnements très colorés.

On sait que la multiplication des gameplays peut être casse-gueule et on espère que la prise en main sera, ici, assez fluide pour ne pas casser l’ambiance mise en place, elle qui parait être l’atout premier du titre. Les phases d’exploration, rythmées par la rotation de projecteurs, réussissent en tout cas à susciter la curiosité. À la fois actrice, spectatrice et même technicienne, Ella est la révélatrice, littéralement, du secret des souvenirs explorés. Et cette approche d’une esthétique romantique du théâtre et de la création en général, qui évoque nos souvenirs adolescents de L’Imaginarium du docteur Parnassus, n’est pas sans titiller la petite émotion qui va bien. En attendant la sortie de The Last Show of Mr. Chardish le 5 novembre sur PC (et peut-être un peu plus tard ailleurs), on pourra se tourner vers l’acte 1, accessible librement, pour se faire une idée du bien-fondé de la chose.

Bonus. Et comme c’est dur de faire un choix excluant, on vous signale également les sorties de The Wizard and the Slug, un plateformer visuellement un peu cheap, mais dont l’ambiance colorée et blagueuse ravive tout notre amour pour Adventure Time, et Zniw Adventure, un point’n click qui invoque l’esprit des années 1990 et suit la quête d’une dinosaure aux grands yeux à la recherche du meilleur cadeau d’œufniversaire pour sa maman.

Seastrom
Seastrom

C'est la Loire qui coule dans les veines de Seastrom, mélangée aux subtilités de la vaporwave. Possibilité de l'amadouer en lui parlant Dreyer et Digimon.

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas rendue publique.