L’indé matin : The Chameleon

C’est un nouveau lundi miteux qui se dessine, et pour ne pas céder à la morosité du début de semaine, l’indé matin met en lumière un jeu indépendant, tout juste ou bientôt sorti, qui nous a tapé dans l’œil. De quoi repartir du bon pied, avec curiosité en bandoulière et foi en l’humanité. Aujourd’hui, incognito avec The Chameleon, avant une pause estivale.

Croisement pas si improbable que ça entre Magnum, les films de superhéros et… Le Caméléon (The Pretender en VO) tout de même, The Chameleon entend remettre au goût du jour le jeu d’infiltration à l’ancienne, comptant sur ses graphismes 3D basse définition boostés aux effets de particules. Et son port de la moustache.

Installé au Mexique, le studio Merlino Games sort avec The Chameleon son premier jeu sous la direction d’Antonio Freyre. Le développeur semble, comme bien d’autres ces temps-ci, avoir grandi à peu près au moment où la première PlayStation s’installait massivement dans les foyers, une époque où le nombre de couleurs affichées par les consoles servait encore d’argument de vente. Une vingtaine d’année plus tard, les graphismes en 3D primaire inspirent allègrement les équipes indépendantes et on ne compte plus les projets qui adoptent cette direction artistique aux modèles grossiers.

Pour The Chameleon, c’est autant une ligne scénaristique simple qu’un modèle de virilité hirsute qui sont repris, dans un imaginaire qui brasse aussi bien Tom Selleck, La Quatrième Dimension et les sociétés secrètes aux expérimentations détraquées. Il est ici question d’un complexe mystérieux dont notre solide personnage devra sortir, se frayant un chemin parmi les gardes robots grâce à ses habiletés hors normes : transformation, ralentissement du temps et super baffes. On espère que le jeu, d’une durée annoncée de 2h-3h, saura aller plus loin que cette sympathique lettre d’intention nourrie par bien des influences, mais nul doute que celles et ceux qui viendront pour son ambiance seront servis. À condition d’aimer les poils.

The Chameleon sera disponible le 13 juillet sur Steam et Epic Game Store.

Bonus. Et comme c’est dur de faire un choix excluant, on vous signale également les sorties de Dogworld (Switch), l’exploration fusil à la main d’un monde rempli de toutous, Induction (Switch), puzzle game dédié à la manipulation de lignes temporelles, Highrisers (PC), un RPG de survie en milieu urbain, et de Risk System (Switch), shoot’em up coloré doté d’une mécanique risque/récompense aguicheuse. Le premier est sorti le 9 juillet, les autres se partagent les 14 et 15 juillet. Sur ce : à dans un mois !

Seastrom

C'est la Loire qui coule dans les veines de Seastrom, mélangée aux subtilités de la vaporwave. Possibilité de l'amadouer en lui parlant D&D (Dreyer et Digimon).

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