L’indé matin : Silicon Dreams

C’est un nouveau lundi miteux qui se dessine, et pour ne pas céder à la morosité du début de semaine, l’indé matin met en lumière un jeu indépendant, tout juste ou bientôt sorti, qui nous a tapé dans l’œil. De quoi repartir du bon pied, avec curiosité en bandoulière et foi en l’humanité. Aujourd’hui, après un petit hiatus, les androïdes ne rêvent pas de décharges électriques dans Silicon Dreams.

Histoire d’être certain de ne pas passer inaperçu auprès des fans du genre dans les méandres de Steam, tout en s’autorisant quand même un peu d’identité, le studio Clockwork Bird a accolé le mot « cyberpunk » au titre de sa première production, Spinnortality – un « cyberpunk management sim », donc. C’est que ce sous-genre de la science-fiction n’en finit pas d’inspirer les développeurs et développeuses, parfois avec succès, parfois moins. Au-delà d’une esthétique accrocheuse, le cyberpunk est avant tout affaire de thèmes complexes, convoquant l’impact des multinationales sur l’organisation des sociétés comme le questionnement des identités à l’aune de la démocratisation de l’intelligence artificielle. Avec son deuxième jeu, Silicon Dreams (sous-titré « cyberpunk interrogation »), Clockwork Bird fait le choix de la petite lucarne en nous mettant dans la peau d’un androïde chargé d’interroger ceux susceptibles de sortir du rang.

Référence claire à une scène mémorable de Blade Runner, Silicon Dreams développe l’idée de l’interrogatoire en s’inspirant également de Papers, Please de Lucas Pope. Employé par Kronos Robotic, on va pouvoir interroger celles et ceux qui défilent dans une pièce sombre au centre de laquelle se trouve un fauteuil à l’air peu engageant, surveillé par une caméra. Assis derrière notre bureau dans un autre lieu, à nous de poser les questions à même d’éclaircir les intentions de la personne, humaine ou androïde, interrogée. Une batterie de capteurs nous renseignera en temps réel sur son évolution émotionnelle, révélant stress, peur ou encore colère. Une fois l’entretien terminé, son sort sera entre nos mains, influençant par là même la fin du jeu, promise à multiples issues.

Dans un article de blog intitulé « Games are best when trey’re weird », James Patton et Daniel Adams, les deux membres du studio, reviennent sur leurs ambitions pour Silicon Dreams, notamment une profondeur des personnages interrogés, vus comme des donjons à explorer. De quoi espérer un éventail de personnalités crédibles et nuancées.

Silicon Dreams | cyberpunk interrogation sera disponible le 20 avril sur Steam.

Bonus. Et comme c’est dur de faire un choix excluant, on vous signale également les sorties de Regrowth, puzzle à dimension d’ingénierie écologique, l’entrée en accès anticipé de Hoplegs, qui reprend la proposition physiquée de Getting Over It With Bennett Foddy, et de Dungeon & Gravestone, un roguelite en voxels par le créateur de BlockQuest Master. Ils sortiront respectivement les 19, 22 et 23 avril sur PC – et consoles pour le dernier.

Seastrom

C'est la Loire qui coule dans les veines de Seastrom, mélangée aux subtilités de la vaporwave. Possibilité de l'amadouer en lui parlant D&D (Dreyer et Digimon).

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