L’indé matin : RUN: The World In-Between

C’est un nouveau lundi miteux qui se dessine, et pour ne pas céder à la morosité du début de semaine, l’indé matin met en lumière un jeu indépendant, tout juste ou bientôt sorti, qui nous a tapé dans l’œil. De quoi repartir du bon pied, avec curiosité en bandoulière et foi en l’humanité. Aujourd’hui, courir pour se raccrocher à la vie avec RUN: The World In-Between.

La référence juste au-dessus n’est pas (totalement) gratuite, et vous l’aurez peut-être dans la tête, oui, mais vous vous souviendrez ainsi plus aisément que la Team Run à l’origine du bien-nommé RUN est de chez nous. Le petit groupe, composé de Hephep au code, Encre Mécanique à la direction artistique et Thomas Barrandon à la musique, s’est ainsi réuni à la faveur d’on ne sait quelle bonne étoile et sous l’égide de Plug In Digital pour donner naissance à un jeu de plateforme typé hardcore, tendance hypnotique qu’on lâche difficilement.

Shift est déjà dessus (son stream est à rattraper ici). Personnellement, je ne sais pas ce que j’attends (du temps). Il faut dire que lorsqu’il s’est dévoilé l’an dernier, RUN a su toucher nos cordes sensibles : du saut, du dash, un joli minois, et roulez jeunesse. Jusqu’à mourir une première fois, puis dix et sans savoir comment, deux heures ont passé et le compteur de morts (s’il y a) dépasse le millier. Avec sa musique qui tourne en continu malgré les échecs et la réapparition rapide qui les suit, le titre vise la boucle dans laquelle on tombe sans s’en rendre compte, et semble avoir prévu le coup pour éviter un potentiel sentiment de redondance.

Les niveaux de RUN sont en effet constitués de séquences imbriquées procéduralement, lesquelles évoluent au fur et à mesure de notre progression vers des variantes de plus en plus complexes. S’adapter, c’est survivre, sans compter qu’une masse noire poursuit notre personnage en reproduisant ses mouvements à quelques secondes d’intervalles. Les amateurs et amatrices auront peut-être déjà goûté au concept du platformer procédural avec Super Meat Boy Forever, en espérant que, au-delà de son ambition somme toute différente, RUN réussisse à en éviter les écueils. Déjà, des options d’accessibilité pour personnaliser son degré de difficulté sont présentes, allant de la reconfiguration des touches à la disparition de notre poursuivant. Un choix qui va dans le bon sens, afin de pourquoi pas faire tomber encore un peu plus de monde dans l’escarcelle du hardcore platformer. Venez, on est posé.

RUN: The World In-Between est disponible depuis le 14 avril sur PC et Switch.

Bonus. Et comme c’est dur de faire un choix excluant, on vous signale également les sorties de Entity (19/03, PC), jeu d’horreur spatial minimaliste et gratuit créé par le journaliste à l’origine des Dark Stock Photos, eh oui, Life on Mars (05/04, PC), jeu gratuit où un Rover tente d’éviter la panne sur la planète rouge, par le créateur de Crumble, ou de Cool Kid Cody (08/04, PC), premier épisode en accès libre d’un jeu d’aventure qui s’enrichira chaque semaine jusqu’au 10 juin.

On a également retenu un quatrième et dernier jeu gratuit de la semaine avec I NEED PAIN (13/04, PC), de la plateforme masochiste à proprement parler où se blesser est inévitable, Mechanic 8230: Escape from Ilgrot (13/04, PC), point’n click en 3D assez mignon, et enfin de Demon Turf: Neon Splash (14/04, PC), stand alone du jeu de plateforme sorti l’an dernier et tourné particulièrement vers la vitesse.

Les sorties de la semaine sont à retrouver dans les miettes de l’actu de Zali.

Seastrom

C'est la Loire qui coule dans les veines de Seastrom, mélangée aux subtilités de la vaporwave. Possibilité de l'amadouer en lui parlant indés et D&D (Dreyer et Digimon).

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