L’indé matin : House of God

C’est un nouveau lundi miteux qui se dessine, et pour ne pas céder à la morosité du début de semaine, l’indé matin met en lumière un jeu indépendant, tout juste ou bientôt sorti, qui nous a tapé dans l’œil. De quoi repartir du bon pied, avec curiosité en bandoulière et foi en l’humanité. Aujourd’hui, le chemin mouvementé vers le Paradis de House of God.

Vous avez peut-être noté, en avril dernier, la sortie d’ITTA, jeu d’action vu du dessus lorgnant avec gourmandise vers le bullet-hell – ou, comme on appelle aussi le genre, le « ça tire partout, on se croirait dans une manif contre les violences policières ». Jacob Williams, l’unique développeur du studio Glass Revolver, en avait semble-t-il encore sous le coude pour 2020 et s’apprête à sortir un nouveau titre. Dans une même lignée, House of God s’éloigne de la minutie de pixel art d’ITTA pour un rendu bien cracra et pas dénué de caractère.

Comme souvent dans ce genre de productions à la recherche de l’action la plus débridée possible, le point de départ narratif est vite assimilé. Ici, Jack embarque dans le train qui mène au Paradis avec la ferme intention de sauver un proche disparu, et peu importe si des cohortes surarmées se dressent sur son chemin pour l’en empêcher. Les premières images rappellent sans honte le Hotline Miami de Dennaton Games mais House of God engage la recette du top down shooter surexcité dans la toujours à la mode voie du roguelite. À la possibilité de relancer des parties dans des niveaux aléatoirement agencés s’ajoute la fameuse recherche de synergie des différentes pièces d’équipement qu’on trouvera dans les niveaux.

C’est sur ce point que se jouent généralement la réussite et la rejouabilité des jeux qui font ce choix de game design, engageant les joueurs et joueuses dans la quête de l’emboitement idéal des capacités et de la toute-puissance qui l’accompagne. House of God peut toutefois compter aussi sur sa direction artistique atypique pour se forger une identité propre. Faisant fi de la sainte lisibilité, Glass Revolver semble avoir pris le parti de la zone, ou du flow, cet état où la conscience de celui/celle qui tient la manette est totalement immergée dans l’action, s’abandonnant activement au jeu. Ici, on se doute que le point de rupture sera visuel, noyé sous les éclairages rugueux et colorés des tirs, les secousses de la caméra et, on l’espère, une bande son aussi saturée que ce qui se passera sous nos yeux.

House of God sera disponible le 2 décembre sur Steam et itch.io.

Bonus. Et comme c’est dur de faire un choix excluant, on vous signale également la sortie de Ponpu, de Purple Tree Studio, relecture cartoon de Bomberman, et son héros dont le regard a quelque chose de très angoissant. Il sera également de sortie le 2 décembre.

Seastrom
Seastrom

C'est la Loire qui coule dans les veines de Seastrom, mélangée aux subtilités de la vaporwave. Possibilité de l'amadouer en lui parlant Dreyer et Digimon.

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