Le coronavirus affecte aussi l’esport chinois

Le coronavirus… Ce fameux 2019-nCoV. Il est tatillon le petit. Si bien qu’il s’est complètement propagé dans les médias du monde entier, provoquant une grande hystérie générale. Je ne suis pas médecin, donc je ne vais pas trancher sur s’il faut avoir raison ou pas de craindre pour sa vie dans l’immédiat. Par contre, les structures esport du côté de la Chine, comme beaucoup d’autres domaines dans le pays, ont bien raison de se méfier. C’est pourquoi, nous avons appris que le championnat chinois de League of Legends, la LPL, ainsi que des matchs à domicile de l’Overwatch League, ont été annulés jusqu’à nouvel ordre.

Pas facile ce début de saison pour les adorateurs d’esport. Déjà qu’un deal nul du championnat nord-américain de LoL (la LCS) avec une marque de bière a fait perdre les droits de diffusion de ce même championnat en France, en Italie ou en Allemagne à cause des régulations en œuvre sur la publicité de l’alcool, il faut maintenant qu’un virus vienne gâcher le reste de la fête.

Du côté de LoL donc, la deuxième semaine du tournoi a été repoussée pour une durée indéterminée afin de pouvoir assurer « la sécurité et la bonne santé des joueurs ». Le championnat, qui est un des plus suivis au monde, avait commencé à la mi-janvier mais était en pause depuis, avec l’arrivée des célébrations du nouvel an chinois.

Du côté de Blizzard et l’Overwatch League, ça se corse aussi. Le championnat esport compte à ce jour quatre équipes chinoises : les Shanghaï Dragons, les Chengdu Hunters, les Guangzhou Charge et les Hangzhou Spark. De plus, le modèle adopté pour cette saison par l’OWL est totalement différent d’avant et c’est ce qui joue beaucoup sur les décisions prises. En effet, toute la saison devait s’effectuer à base de homestands, c’est-à-dire des matchs joués à domicile chez les différentes équipes des différents pays, plutôt que seulement à Los Angeles, et certaines équipes s’entraînent donc maintenant directement chez elles.

Blizzard a annoncé que les homestands prévus en février et mars dans les villes chinoises seraient annulés pour le moment. Un coup dur pour les Shanghaï Dragons par exemple, qui devaient accueillir des matchs dès le 15 février prochain, lors de la deuxième semaine de compétition. Cette même équipe a réagi à l’annonce sur les réseaux sociaux en indiquant avoir relocalisé l’équipe en Corée du Sud en attendant que les risques se tassent. Même scénario pour les Guangzhou Charge. De leur côté, les Chengdu Hunters ont fait savoir qu’ils s’en remettaient aux indications et aux conseils de sécurité du gouvernement chinois. Ils restent sur place donc. Les Hangzhou Spark n’ont eux toujours pas réagi à l’heure où ces lignes sont écrites.

Espérons que les choses reviennent vite à la normale, notamment pour les habitants de Wuhan, la ville dans laquelle le virus a été découvert.

Benjamin
Benjamin "Noodles"

Faire des jeux de mots c’est mon dada. J'aime bien tous les jeux aussi. Sauf les mauvais ou ceux qui nous prennent pour des glands.

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