Amy Hennig rejoint le pôle Interactif de Skydance Media

Son premier projet sera de retourner World War Z en version interactive. On pourra enfin choisir si Brad Pitt boit un Pepsi ou un Coca orange-vanille (apparemment ça existe).

Après avoir fait ses armes sur la série Legacy of Kain puis avoir gagné un nom en tant que directrice et scénariste des trois premiers Uncharted avant de faire un second passage mouvementé chez EA où son projet de jeu solo Star Wars sera finalement enterré (en même temps que Visceral), la vétérante de l’industrie Amy Hennig pose ses valises chez Skydance Media.

Two drinks : Loud Amy

D’abord centré sur le grand écran (Jack Reacher, les deux derniers films Star Trek), le studio de production a au fil des années diversifié ses activités, comme on dit, et développé des séries (Altered Carbon, Jack Ryan) avant de se tourner vers le jeu vidéo par l’intermédiaire de Skydance Interactive. Avec pour le moment à son actif PWND, un shooter multi où taunter sa cible abattue est obligatoire pour marquer des points, et Archangel : Hellfire, un shooter VR avec des méchas, on ne peut pas dire que le studio fasse dans l’originalité. Son prochain titre, The Walking Dead : Saints & Sinners, de nouveau destiné à la VR et daté au 23 janvier prochain, changera peut-être la donne ; en attendant, Skydance peut se targuer d’avoir mis la main sur une recrue de choix qui pourrait faire décoller sa renommée, au-delà même des frontières bien carrées du jeu vidéo telles qu’établies par les vrais, les gamers.

Car l’ambition de Hennig, qui se traduirait par l’ouverture d’un second studio au sein de Skydance Interactive où la créatrice travaillerait aux côtés de Julian Beak (lui aussi passé par les verts vallons d’EA), est de participer à l’invention d’une nouvelle sorte de divertissement où l’interactivité primerait. Permises par l’essor des plateformes de streaming et dans la droite lignée du Bandersnatch de Netflix, ces expériences devraient permettre de toucher un public pas encore tombé dans l’escarcelle gaming. A l’heure où les technologies basées sur le cloud et le streaming s’apprêtent à prendre un nouvel essor, les habitudes de consommation des produits de divertissement vont changer, et c’est semble-t-il vers ces formes encore à inventer qu’Amy Hennig veut se tourner. Rien de précis pour l’instant, on nous parle juste de graphismes photoréalistes concoctés sur des « ordinateurs à la pointe » – wouhou -, mais étant donné que c’est son boulot, on lui fait confiance en espérant pour elle que ce nouveau projet aboutisse. D’ici là, on se rappellera le temps où le public du Futuroscope votait pour choisir la fin de son film-attraction, en plein coeur du pays poitevin, et ce avec une nostalgie mesurée.

Seastrom
Seastrom

C'est la Loire qui coule dans les veines de Seastrom, mélangée aux subtilités de la vaporwave et à une tendance toujours plus prononcée pour la contradiction. Rajoutez un "j'aime bien tous les genres de jeux" et autant vous dire qu'avec ça, difficile d'affirmer avoir bon goût. Possibilité de l'amadouer en lui parlant Dreyer et Digimon.

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas rendue publique.