Kingdom Hearts 3 – GOTY de canard

Lorsque j’ai mis les pieds dans la rédaction de The Pixel Post il y a à peine plus d’un an, c’était avec la ferme intention de multiplier les tests et avoir par là un regard un peu plus englobant sur ce qui fait le jeu vidéo de 2019. Des titres différents sont effectivement passés entre mes mimines désireuses au fil de l’année, de même que j’ai observé avec intérêt ce que mes compères goûtaient, et ce même si les premiers jeux reçus furent un RPG (Tales of Vesperia) et un dérivé d’action RPG (Kingdom Hearts 3), genres que je connais et affectionne. Si le premier m’a ravi en tous points, le second, aussi enthousiasmant qu’il fut par moments, m’a laissé aux tous derniers instants sur le bas-côté de son éclatant et tortueux chemin. Malgré tout, l’épopée de Square Enix a marqué mon année, plus parce qu’il lui manque que ce que j’y ai trouvé .

C’est que le bougre tirait dans son sillage un drôle de bagage. Enfin arrivé après des années d’attente de la part des fans, Kingdom Hearts 3 portait certes sur ses épaules des espérances lourdes côté scénario mais signifiait également quelque chose comme la fin d’une période.

Car si le titre brillait par son énergie et sa prétention à en mettre plein les yeux, sa structure et son gameplay quelque peu archaïque (pas sans charme pour autant) rappelaient le tout premier épisode, sorti 17 ans plus tôt. Depuis le temps, les action-RPG ont évolué et moi, qui ne faisait à l’époque que rêver du jeu, avec. Débarqué en 2019, c’est comme si Kingdom Hearts 3 était le feu d’artifice arrivé trop tard pour clôturer la fête, le bouquet final en retard d’une adolescence rêvée en poncifs de liberté et d’inconscience qui, vue d’ici, peut facilement être révisée. Reste pourtant une envie, un allant irrépressible de foncer tête baissée comme Sora vers ce qu’il redoute (la fin de son périple, au fond) et le retourner comme un gant à son avantage. C’est un air un peu mélancolique qui souffle sur Kingdom Hearts 3 et qui, au-delà de ses atours de jeu des années 2000 et de son scénario patchwork reprisé, fait que je m’en souviendrai avec plaisir.

A noter que les possesseurs de Xbox pourront goûter à la série dans son intégralité en 2020 avec la sortie des épisodes remasterisés et qu’un DLC, titré ReMIND, viendra prolonger (ou mettre en parallèle, ou revenir en arrière, ou inverser – on ne sait jamais, vu ce qu’on nous a servi par le passé) les aventures de Sora et sa bande début 2020.

Pour finir, voici à la va-vite quelques-uns des autres jeux que j’ai parcouru cette année et qui méritent votre coup d’œil : Tales of Vesperia – Definitive Edition, Observation, Etherborn, Monster Hunter World : Iceborne et We Met in May (en attendant de faire tous les gros trucs immanquables à la Sekiro).

Seastrom
Seastrom

C'est la Loire qui coule dans les veines de Seastrom, mélangée aux subtilités de la vaporwave. Possibilité de l'amadouer en lui parlant Dreyer et Digimon.

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