Calendrier de l’Après – Spiritfarer, l’apaisement avant la fin

The Pixel Post fait son Calendrier de l’Après ! Chaque jour, retrouvez un jeu sorti en 2020 que nous avons adoré mais qui n’a pas tout à fait eu l’écho que nous espérions. Aujourd’hui, Un Rieur vous parle de Spiritfarer, un jeu où vous accompagnez des gens pour leur tout dernier voyage.

Contrairement à mes collègues, je ne suis pas assidument les sorties de jeux, je préfère découvrir au fur et à mesure les titres, quitte à ce que ce soit quelques années après leur sortie. Cependant Spiritfarer, développé par Thunder Lotus Games (les gens derrière Sundered ou Jotun) et accessible sur le Game Pass depuis sa sortie, fait partie de ces rares titres de 2020 sur lesquels j’ai pu mettre mes doigts boudinés. Et si au début j’ai été déçu car il n’était pas vraiment ce à quoi je m’attendais, au final je me suis retrouvé avec un super titre pour me détendre lors d’une année particulièrement rude.

Dans Spiritfarer, vous incarnez une jeune femme nommée Stella et qui vient de remplacer Charon, car celui-ci a décidé de prendre une retraite bien méritée. Vous devrez donc emmener les âmes des défunts du lieu de leur trépas jusqu’à l’après, mais comme vous n’êtes pas un individu sans cœur, vous pourrez avant tout leur offrir un dernier voyage agréable, leur permettant de mettre de l’ordre dans leur vie passée avant qu’ils ne fassent le grand saut. Pour ce faire, il faudra aménager votre navire, créer des chambres, des champs, faire la cuisine et crafter divers objets histoire de rendre cette croisière finale la plus douce possible.

Spiritfarer screenshot guitare pour plantes
On peut jouer de la guitare pour faire pousser nos plants. Si ça c’est pas la vie pépère…

Si au début, en voyant ce pitch et en passant mes premières heures sur Spiritfarer, je m’attendais à un jeu relativement court, j’ai très vite revu mes aspirations, car c’est une longue aventure que celle d’escorter les âmes vers l’au-delà (environ 30h). J’ai d’abord été refroidi par le rythme lent du jeu mais j’ai fini par l’accepter et l’apprécier, car un jeu qui force son joueur à prendre son temps et à ne pas être le plus « efficace » possible est une denrée rare. C’est un jeu qui vous invite à parler à vos passagers, à tenter de les comprendre dans toute leur complexité de personnages avec leurs contradictions. Il vous pousse aussi à passer les voyages en bateau à seulement pêcher, préparer à manger ou couper un peu de bois, en bref à profiter et à vous détendre. Cette lenteur forcée quelque part, c’est l’invitation à apprécier bien plus le voyage que la destination.

Au final dans Spiritfarer, tout se joue sur l’ambiance qui se veut cosy, mignonne et bienveillante, et bien que le gameplay soit très sympa, il n’est au final qu’assez secondaire. Avec ses dessins en 2D magnifiques et sa bande-son reposante, si vous adhérez à la proposition vous passerez une trentaine d’heures reposantes et introspectives. Malgré tout, je pense que Spiritfarer mérite largement d’être plus connu et essayé par des joueurs plus divers que les seuls fans de jeux indé, d’autant plus qu’il est disponible avec une bonne traduction française et sur de nombreux supports (PC, Switch, PS4, Xbox One et même Stadia).

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Un Rieur

J'aime tous les jeux, surtout les jeux un peu nazes ou cassés. C'est pas parce que c'est nul que c'est pas bon, et puis j'aime aussi la bouffe, et le JDR

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