Calendrier de l’Après – Airborne Kindgom, la Cité dans le ciel

En janvier, The Pixel Post fait son Calendrier de l’Après ! Chaque jour, retrouvez un jeu sorti en 2020 que nous avons adoré mais qui n’a pas tout à fait eu l’écho que nous espérions. Aujourd’hui, Veltar vous parle d’Airborne Kingdom, city builder aussi agréable qu’original.

Je ne vais pas vous mentir, en choisissant Airborne Kingdom, je triche un peu. En effet, le jeu de The Wandering Band est sorti le 17 décembre 2020. Moins de 2 semaines, en pleine période de fêtes de fin d’année, c’est donc logique qu’un grand nombre de gens soient passés à côté. Mais, et c’est là toute la magie du Calendrier de l’Après, c’est qu’il me permet de vous le conseiller pour 2021.

Plusieurs raisons me poussent à cela. La première, c’est son concept original. Airborne Kingdom est un city builder qui a de spécial qu’il se passe dans le ciel. Une idée intéressante, qui s’inscrit en plus dans un lore bien foutu. Une histoire qui débute par une ancienne prophétie et où notre cité volante doit apporter son aide à différents royaumes terrestres. Il s’agit en même temps de découvrir le destin des Anciens, des ancêtres dont le savoir a permis l’utilisation des technologies actuelles, mais dont il ne reste quasiment aucune trace.

Airborne Kingdom - ville volante
Au départ, un simple petit bâtiment central.

Pour cela, il faudra que notre ville prenne contact avec chaque royaume en flottant jusqu’à eux. En accédant à leurs demandes, on gagnera de nouvelles technologies (à débloquer via un arbre de technologies), de nouveaux habitants et accès à des échanges de ressources. Et donc on progressera toujours plus vers la fin de l’aventure. Un objectif suffisant pour motiver l’exploration des multiples territoires de la carte.

La deuxième raison, c’est l’ambiance mêlant orientalisme et steampunk. Un choix assez unique, en tout cas de mémoire je ne me rappelle pas quelque chose de similaire. Les bâtiments présentent des mécanismes et rouages auxquels s’ajoutent souvent des détails architecturaux, tels que des coupoles, ou peut-être encore plus évident, le nom des structures diffusant la foi : des minarets. L’esthétique du menu d’objectif le rappelle aussi, avec le choix d’une grande tapisserie qui se complètera au fur et à mesure des alliances avec les royaumes.

Airborne Kingdom - tapisserie orientale
La fameuse tapisserie.

La carte elle-même présente un design qui suit là encore cette DA : un mix entre vieille carte stratégique et plateau d’un jeu de société. Les graphismes simplistes s’intègrent parfaitement et on profitera du mode photo plutôt poussé pour de beaux clichés. Pour parachever cette ambiance, Airborne Kingdom propose une bande-son sympathique. Les développeurs ont évité la sacro-sainte musique classique si chère aux œuvres steampunk pour s’engager à fond dans des thèmes moyen-orientaux. Une décision intelligente, qui renforce l’immersion tout en apportant un fond musical aussi original qu’agréable.

La troisième et dernière raison, c’est la gestion de la ville elle-même. Au fur et à mesure de la progression, l’histoire se dévoile autant que notre cité prend de l’ampleur. Accueillir plus de gens est vite nécessaire pour permettre d’avancer et d’utiliser les différentes technologies à disposition. Mais cela signifie leur construire des logements. Une contrainte pour la flottabilité de la ville, qui crée plusieurs dynamiques de construction. D’une part, il faudra une plus grande force de poussée pour soutenir en l’air les bâtiments, sans quoi il ne sera pas possible d’en construire de nouveaux. D’autre part, il faudra gérer au mieux l’équilibre. Le poids des bâtiments, et donc l’étalement de la cité, est une variable influant sur le bonheur des habitants et sur la vitesse de déplacement de la ville (et donc la consommation de ressources).

arbre technologies
Les arbres de technologies, et en haut, toutes les ressources.

L’obtention des ressources se fait d’ailleurs via de petits avions qui font des allers-retours sur des zones de récoltes au sol. Il sera aussi possible de marchander avec des royaumes mais le coût pourra vite être élevé. L’aspect des ressources est, hélas, assez mal équilibré. Il se révèle contraignant uniquement si on décide de faire de la ville un mastodonte volant. En allant au plus vite, c’est-à-dire en se concentrant sur la quête principale, on n’est que très peu menacé par l’effondrement. Un regret, d’autant que les quêtes secondaires n’ont pas été rendues très attrayantes.

Au final, après l’étouffante année 2020 que l’on vient de passer, quoi de mieux alors que de prendre un bon bol d’air en s’exilant dans sa propre ville volante ? Si Airborne Kingdom reste assez loin du rang d’un GOTY, c’est un titre rafraîchissant, qui a le mérite d’ajouter du neuf dans un genre assez peu renouvelé. Disponible sur l’Epic Games Store, c’est un bon moyen de débuter l’année 2021, qui d’ailleurs devrait offrir son lot de city builders sympathiques.

ville
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Veltar

Joueur de jeux vidéo qui aime la politique. Du coup j'écris surtout des trucs qui parlent des deux. Côté jeux : Stratégie, Metal Gear Solid et indés en pixel art. Consommateur régulier de séries TV et de films.

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