L’indé matin : Everything you didn’t get to do et les dix ans de Deconstructeam

C’est un nouveau lundi miteux qui se dessine, et pour ne pas céder à la morosité du début de semaine, l’indé matin met en lumière un jeu indépendant, tout juste ou bientôt sorti, qui nous a tapé dans l’œil. De quoi repartir du bon pied, avec curiosité en bandoulière et foi en l’humanité. Pour le dernier indé matin de la saison avant la pause estivale, fêtons les dix ans du studio espagnol Deconstructeam et la sortie d’Everything you didn’t get to do, en association avec leurs voisins de Selkie Harbour.

Le 18 juillet, Jordi de Paco, Marina González et Fingerspit, les trois membres de Deconstructeam (Gods Will Be Watching, The Red Strings Club), ont fêté de trois façons les dix ans d’existence de leur studio. D’abord en dévoilant un nouveau logo, lequel accompagne un site tout neuf sur lequel trouver facilement la trace de l’ensemble de leurs productions – les plus anciennes via Tumblr, qui s’en souvient ?

Cet anniversaire a également été l’occasion de partager en libre accès leur dernière production en date, De Tres al Cuarto, jusque-là disponible uniquement dans la compilation Essays on Empathy ; distribuée par Devolver, celle-ci réunit dix jeux au format court, parmi lesquels Behind Every Great One, dont Fanny discutait ici la portée féministe. Une manière d’encourager à découvrir la sensibilité si particulière de leur travail (dans De Tres al Cuarto, on suit un couple de comédiens de stand-up par la grâce du deck building) et ensuite, pourquoi pas, le supporter de manière sonnante et trébuchante.

Enfin, l’événement a marqué l’annonce de l’association de Deconstructeam avec un tout jeune et autre petit studio valencien, Selkie Harbour, duo au logo délicieux. Ensemble, ils travailleront notamment sur des productions en 3D, dont Everything you didn’t get to do est le premier spécimen, en vue à la première personne s’il vous plaît. On y explore une île qui pourrait être qualifiée de « pas jouasse », aux teintes grises comme contrecoup idéal à la chaleur actuelle, et ce aux côtés d’un phoque doué de parole. L’animal tient en particulier à ce qu’on prenne le temps d’échafauder des cairns, ces constructions de pierre miniatures (le plus souvent) qui constituent autant un jeu qu’une balise à la fonction bien précise. Une exploration métaphysique au programme, donc, qui ouvre le bal de cette coopération prometteuse.

Everything you didn’t get to do est disponible sur itch.io depuis le 19 juillet. De Tres al Cuarto est disponible dans la compilation Essays on empathy sur Steam et à prix libre sur itch.io.

Bonus. Et comme c’est dur de faire un choix excluant, on vous signale également les sorties de Fight of Steel : Infinity Warrior (15/07, PC), nouvelle itération de la série des jeux de combat « Fight of » de Digital Crafter (Fight of Gods, Fight of Animals), Haisonmeguri (16/07, PC), walking sim horrifique au sein d’un village japonais abandonné, Loplight (18/07, PC), ou « Scumhead s’essaie au twin-stick shooter » après les épisodes « … au metroidvania » et « … au Doom-like », Mari and Bayu – The Road Home (19/07, PC), aventure d’une fourmi et d’une luciole praticable en coopération, ou d’INTRAQUARTZ (19/07, PC), puzzle game labyrinthique (je comprends absolument pas comment ça se manie) par le développeur de Nix Umbra.

On continue avec Half-Earth Socialism (19/07, PC), free-to-play adapté d’un essai éponyme qui nous met en charge des décisions politiques pour le futur de la Terre, COMPOUND (20/07, PC), Doom-like en VR avec du roguelike (on est sur de la niche) qui sort d’early auréolé d’excellents retours, et GrappleWell (21/07, PC), une bouboule munie d’un grappin pour un platformer tendu comme il faut.

Terminons avec deux jeux issus de la GMTK Game Jam 2022 initiée par le vidéaste Mark Brown et sa chaîne Game Maker’s Toolkit. Les Développeur⸱euses devaient répondre au thème Roll of the Dice en 48 h et à l’heure où vous lisez ces lignes, les votes du public devraient être clos. Loin d’avoir fait le tour des 6 000 jeux proposés, on a seulement vu passer Oddwood par Frogrammer, dont les productions de game jam pullulent sur sa page itch‧io, qui émet de bonnes vibrations à la Vlambeer, et A Tiny Chance par Those Awesome Guys, variation de Vampire Survivors avec un tardigrade choupi.

Les sorties de la semaine (Digimon Survive, enfin !) sont à retrouver dans les miettes de l’actu.

Seastrom

C'est la Loire qui coule dans les veines de Seastrom, mélangée aux subtilités de la vaporwave. Possibilité de l'amadouer en lui parlant indés et D&D (Dreyer et Digimon).

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