Pourquoi nous ne parlerons pas de Detroit : Become Human

En accord avec l’ensemble de la rédaction, nous avons décidé qu’au vu des dernières actions de la part des patrons de Quantic Dream, nous n’allions pas parler de Detroit : Become Human sur le site. Nous vous avons donc concocté un petit résumé textuel et une discussion entre trois membres de la rédaction sur le sujet dans un Pique Sel Ball spécial.

Peu d’entre nous apprécient à la base le travail de David Cage. Mais nous étions encore prêts à nous montrer justes si nous avions l’occasion de tester Detroit, même après l’enquête du Monde, de Mediapart et de Canard PC, tout en évoquant bien sûr cette affaire car il est dur de jouer à un jeu en ignorant que derrière, il est possible que des gens aient souffert pour sa conception. Mais Quantic Dream est allé trop loin en décidant de porter plainte contre des journaux qui n’ont fait que leur travail et en ayant une attitude déplorable en général concernant cette affaire. Tester ce jeu n’aurait conduit qu’à du bashing gratuit et nous avons décidé collectivement que ça n’avait aucun intérêt pour le site et que ça serait injuste pour tous les artistes qui ont travaillé dessus. Ce n’est pas Quantic Dream dans son ensemble que nous visons ici, c’est le comportement des patrons, David Cage et Guillaume de Fondaumière, prêts à exploiter la défiance générale contre les journalistes pour leurs propres intérêts. Quand on voit aujourd’hui les problèmes que connaît l’industrie du jeu vidéo dans son ensemble, que ce soit au niveau des conditions de travail ou des pratiques économiques indécentes, il est parfois nécessaire de prendre position, même à notre humble niveau.

ERRATUM : Dans le podcast, nous évoquons rapidement des femmes « à moitié à poil » ou quelque chose comme ça.
En réalité, ce que Quantic a fait, dans le cadre de salons comme la Paris Games Week, était de placer des actrices (et acteurs), habillés aux couleurs de personnages du jeu, à l’intérieur de vitrines. L’idée, particulièrement discutable, s’est traduite par des actrices sifflées, harcelées et insultées sur les stands, et reste à mon avis ringarde, sexiste et en décalage avec ce qui devrait se faire en terme de marketing en 2017-18, mais il convient de noter que nous avons tort en affirmant que ces jeunes femmes sont dénudées. Voilà qui est rectifié.

 

Fanny Dufour
Fanny Dufour

Passionnée de politique et maniaque de l'orthographe appréciant les jeux qui ont du sens et les indés.

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