Les bonnes nouvelles de la semaine : des bananes, ScourgeBringer, Paper Mario et Signs of the Sojourner

Certes, il y aura eu un tas de nouvelles nazes cette semaine, comme toutes les semaines, mais je propose de rompre ponctuellement la tradition des intros plombantes pour se réjouir un poil : de la prison ferme pour un ancien président et la dissolution de Génération Identitaire – piou piou les fachos ! Et pour poursuivre dans les bonnes nouvelles : des manettes bananes chez Sony, des mods pour ScourgeBringer, un nouveau type de speedrun pour Paper Mario et une sortie console pour Signs of the Sojourner.

Sony réfléchit à l’évolution de ses manettes

Avec des bananes. Enfin, pas que. L’utilisation de fruits divers et variés pour faire du jeu vidéo n’est pas nouvelle, en témoigne ces pianos-fruits de 2016, ce type qui finissait Dark Souls 3 avec des bananes en 2017, ou celui-ci qui trempe ses doigts dans une grenade pour jouer à Hades, mais l’installation implique un fruit ou un morceau de fruit par fil et par bouton, et relève quand même plus du gag et du défi qu’autre chose. Sony a ainsi déposé un brevet pour les contrôles de la PS5, permettant entre autres de filmer un objet passif et non-lumineux – l’exemple parle donc de bananes, mais aussi d’oranges, de mugs ou de stylos – afin d’en faire une manette à part entière. En identifiant leur forme, leurs contours et déplacements, la caméra devrait permettre un contrôle par le mouvement du ou des objets – il y a une section « Manette à deux objets », à vous les bananes en akimbo – , mais également de mapper l’objet, afin d’en attribuer un morceau à une touche et de s’en servir comme d’une manette classique.

Présentation des manettes bananes de Sony.

Au-delà des situations forcément drôles qui pourront en découler et de la prouesse technique que ce brevet représente, c’est surtout une très bonne nouvelle pour les joueurs et joueuses en situation de handicap, et pour qui les manettes standards ne sont pas adaptées. La recherche dans ce secteur se poursuit : Microsoft fait par exemple dans les manettes adaptatives depuis quelques années, Nintendo a enfin fait l’effort de permettre la réassignation des touches sur la Switch, et si la techno de Sony n’est encore qu’au stade de prototype, il s’agirait d’une nouvelle avancée dans cette direction. En plus des bananes, Sony a également communiqué sur des manettes potentiellement associées au PSVR2, mais on ne va pas se mentir, ça manque un peu de fruits.

Flying Oak incite la communauté à modder ScourgeBringer

Le titre de Flying Oak a eu un succès critique et commercial assez remarquable pour un studio aussi modeste, probablement aidé par une early access réussie et l’indéniable coup de pouce du Xbox Game Pass, et c’est pour parler mods que l’équipe a mis en ligne un communiqué cette semaine. On y apprend que les conditions générales d’utilisation de ScourgeBringer interdisaient jusque-là l’ajout de mods, la faute à un timing trop serré pour mettre à disposition les outils nécessaires, mais une volonté de sécuriser le processus et ne pas se retrouver avec des exécutables non vérifiés qui traînent dans la nature.

Image de présentation de ScourgeBringer

Le studio rectifie ainsi le tir, en confirmant qu’il est possible, autorisé et même encouragé de modder ScourgeBringer, avec quelques précisions et contraintes, cependant. Il n’est pas possible de modifier ou d’ajouter les fichiers sonores du jeu, ni l’exécutable, ni de rendre public les assets du jeu. Soyez également prévenu·es : les fichiers de ScourgeBringer ne sont pas commentés pour le moment – commentez votre code, nom d’un chien – , mais Flying Oak promet de s’y atteler dans un futur proche. Enfin, si le studio ne mettra pas à disposition ses outils, car trop liés au cœur du jeu, avec trop de risques de le casser, la communauté s’est attelée à la création de ModBringer, qui permettra de gérer et centraliser les mods de ScourgeBringer.

Un nouveau type de speedrun pour Paper Mario

Malgré le nouveau record que cette run implique – 54 min 22 – , ce temps ne figurera probablement pas dans le tableau des scores, à moins qu’une catégorie – comme pour les runs de préparation de pain de Breath of the Wild – ne soit créée pour l’occasion. La raison, c’est une exploitation de glitch assez cool, qui consiste à commencer sa partie de Paper Mario sur Nintendo 64, puis, à l’aide de l’Extension Pak, intervertir la cartouche avec celle de Zelda Ocarina of Time, et s’en servir pour écrire du code arbitraire – c’est à dire non-autorisé par le propriétaire – dans la mémoire, ce qui aura pour résultat de transporter le joueur à la fin de Paper Mario une fois ce dernier relancé. Une telle manipulation relève évidemment plus du TAS (Tool Assisted Speedrun) que d’une réelle performance de speedrunner, et on s’enthousiasmera plus devant la trouvaille technique qu’elle représente. Si le speedrun est surtout pratiqué comme réelle course contre le jeu, quitte à exploiter bugs et glitches, cette facette est tout aussi intéressante pour ce qu’elle a à dire sur la façon dont sont conçus les jeux et machines. Si le processus d’exécution de code arbitraire vous intéresse, le speedrunner JCOG le décrit ici.

Une sortie console pour Signs of the Sojourner

C’était un de mes coups de cœur de l’année dernière et pour tout vous dire, le but de cette news est surtout de vous rappeler son existence, et de vous inciter à tester cette petite merveille – encore plus si vous aviez craqué pour le fameux bundle itch.io l’année dernière. Signs of the Sojourner est un jeu narratif aussi mignon qu’original, sachant tirer parti au mieux de son aspect deckbuilding pour porter un propos pertinent, au service d’un scénario bien ficelé.

Il sera ainsi disponible sur PS4 le 17 mars prochain, sur Switch le 18 et sur Xbox One et Xbox Series X le 19. La sortie console sera accompagnée d’une petite extension, ajoutant cinq personnages à l’histoire avec qui interagir, et qui sera également intégrée gratuitement aux versions PC et Mac. Franchement, vous avez plus aucune excuse.

Bonus : Les bonnes nouvelles des bonnes nouvelles

Aujourd’hui, c’est Shift (c’est moi !) qui vous recommande le recueil Olive Kitteridge, d’Elizabeth Strout. C’est un peu tricher, car l’ouvrage est techniquement un roman, mais chaque chapitre étant une histoire différente, tournant autour du personnage d’Olive, il peut complètement être lu comme un recueil de nouvelles. Et que c’est surtout l’occasion de le conseiller, car c’est un très bon bouquin.

Shift
Shift

Camélidé croisé touche de clavier et militant pro-MS Paint. J'aime les jeux indés à gros pixels, les platformers sadiques et les énigmes.

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