E3 2021 : On vous résume le PC Gaming Show

Petite tradition cringe et nocturne de l’E3, le PC Gaming Show faisait son retour hier soir à 23h30, mais faisait pale figure pour cette édition, puisque que tout le monde s’est plus ou moins barré chez Guerrilla Collective ou Microsoft. Retour tout de même sur les annonces qui ont ponctué cet évènement, qui, bien que particulièrement soporifique et gênant, contenait quelques titres intéressants et un certain nombre de World Premieres. J’adore dire World Premiere avec l’accent.

Pas le temps de vous raconter le scénario prétexte qui servait de fil rouge, ni de vous décrire le jeu d’acteur navrant de ses hosts, le concours tout nul ou les pubs pour les gadgets, car mine de rien, il y en a eu des jeux traités durant cette heure et demi. On fera quelques coupes franches quand même, on va pas non plus décrire toutes les sorties en beta et les DLC, on n’est pas des bêtes.

On commence ainsi avec Dodgeball Academia, un jeu de hé bien, de dodgeball – de balle aux prisonniers si vous êtes à l’école primaire – brésilien en 3V3 et teinté de mécaniques RPG. Ça bouge somme toute assez bien, c’est édité par Humble Games et sortira en 2021. On continue avec Rawmen, jeu de baston à base de bouffe en arène de 2 à 8 joueurs et Dying Light 2: Stay Human, qui n’avait rien d’autre à montrer qu’un développeur à l’air très très fatigué et des fautes de frappe dans son maigre trailer, ce qui est assez inquiétant pour un titre de cet acabit et prévu pour le 7 décembre 2021. Ça sent soit le report, soit la catastrophe, soit les deux. Bien plus encourageant, Amplitude est revenu nous montrer son Civ-like Humankind, d’ores et déjà jouable en beta fermée, pour une sortie le 17 août. Et c’est toujours aussi joli et prometteur.

Plus Shift-core, le jeu de plateforme/action russe They Always Run a montré un peu de gameplay. Combats à distance et au corps à corps, plateforme nerveuse, grosse vibe masocore et pixel art léché : je le garde dans mon radar. Beeeeeaucoup moins encourageant, c’est ce Vampire: The Masquerade Swansong, environ 112e opus de de la licence, et qui s’annonce encore une fois très très moyen. On y incarnera – entre autres, il y aura deux autres personnages jouables, encore non dévoilés – une vampire à la recherche de sa fille, et c’est malheureusement développé par BIG BAD WOLF Studio (The Council) et édité par Nacon. What could go wrong. A priori ça sort cette année, mais ne vous ambiancez pas trop. Plus rigolo, Gigabash proposera des bagarres de kaijus en arène jusqu’à 4 joueurs. Ça sortira également cette année et le concept est bien sympa, espérons que l’exécution tienne la route derrière.

On entame l’assez gros morceau Lemnis Gate, auquel personne n’est trop sûr d’avoir compris totalement le concept – pas même le présentateur – , mais qui promet un FPS compétitif, mêlé de tour par tour, puisque chaque joueur n’évolue que par boucles de 25 secondes, que l’adversaire tentera de contrer dans la boucle suivante, et ainsi de suite. La DA n’est pas très inspirante, mais l’idée est suffisamment accrocheuse pour qu’on suive tout ça de près. Ah, ou peut-être que non, finalement. Le titre entrera en beta ouverte le 3 août, si vous êtes curieux·euses. On passera bien plus vite sur le Kerbal Space Program avec une moustache bricolée Next Space Rebels, sur Wartales, un RPG en open world par Shiro Games (Northgard) et sur la toute première annonce du jeu de stratégie Ixion, prévu pour 2022, mais qui n’avait pas grand-chose de plus à montrer qu’un joli trailer dans l’espace.

Toujours en world premiere, FAR Changing Tides, suite du très bon FAR Lone Sails, qui gardera la même recette de mélange d’exploration et de puzzles à bord de bateaux dans un monde post-apocalyptique. Ça s’annonce toujours aussi joli et poétique. C’est le cas également de Silt et, non j’ai menti, ça a l’air horriblement angoissant. On y incarne un plongeur explorant les abysses en prenant le contrôle de toutes sortes de poissons, et c’est aussi joli que dérangeant. Il s’agira du premier jeu de Spiral Circus, c’est pour le moment prévu pour début 2022 et j’ai bien hâte d’en voir plus.

Je pourrais vous parler de la séquence des cool kids de New Blood et leurs fast FPS plutôt sympathiques, de l’intervention inutile de Gabe Newell, de l’annonce de Soulstice – énième jeu d’action de dark fantasy, prévu pour 2022 – , de Warhammer 40 000: Chaos Gate – Daemonhunters – je pense que vous avez l’idée – ou de Pioner – RPG russe à la première personne, à la DA plutôt sympa, mais oups, Stalker 2 arrive dans les mêmes eaux – , mais écoutez, il faut avancer. D’autant plus qu’arrivait ensuite l’annonce de EVE Academy, une porte d’entrée plus accessible pour les nouveaux·elles joueurs·euses dans le MMO spatial EVE Online, et vu l’usine à gaz, ce n’est pas du luxe. Cette sorte d’immense wiki/guide du débutant est désormais disponible en beta, et devrait s’enrichir dans le temps. À vous les dramas de l’espace.

Venait ensuite TinyKin, un très mignon mélange de Chéri, j’ai rétréci les gosses et Pikmin, dans lequel de petites créatures – les tinykin, donc – aideront Milo, notre héro, à retrouver sa taille normale. La perspective d’un Pikmin sur PC et – espérons le – sans l’esprit colonisateur de la saga est suffisamment enthousiasmante pour suivre son développement. On ne reparlera pas de Chernobylite, tout le monde en a assez des blagues sur les Chernobiloutes, et l’on passera très vite sur l’annonce du Kickstarter de Sacrifire, RPG en pixel art avec des personnages en 2D dans des décors 3D, car c’était honnêtement assez quelconque. Le jeu de survie sur planète hostile Icarus, prévu pour le 11 août, ne nous a pas beaucoup plus emballés.

Fort heureusement, le dernier tronçon apportait pas mal d’intérêt à cette conférence parfaitement morose. On commence avec Mecha Jammer, RPG au tour par tour cyberpunk et son pixel art fort joli, puis The Wandering Village, un très mignon city-builder posé sur le dos d’un dinosaure, et Death Trash, mélange entre twin-stick shooter et RPG, dans un monde à la frontière du post-apo et du Lovecraftien. Des mélanges qui ne font pas forcément envie sur le papier, mais c’est sans compter ce sublime pixel art, et un trailer somme toute assez intrigant. Je l’attends depuis des années, et ça sort enfin en early access le 5 août. Restez encore un tout petit peu pour le Heroes of Might & Magic-like Songs of Conquest, prévu pour 2022, et édité par Coffee Stain – qui compense son esthétique oubliable avec un gameplay assez prometteur – , mais surtout pour notre coup de cœur de la soirée : Citizen Sleeper. Annoncé en avril dernier par Gareth Damian Martin – développeur derrière le studio Jump Over the Age et le titre In Other Waters – sous le titre de travail Project Sidereal, Citizen Sleeper nous mettra en charge d’un groupe de travailleurs vivant dans une station spatiale en ruines – Erlin’s Eye – , en marge de la société interstellaire. De l’anticapitalisme, du RPG, un système de gestion à base de dés, une DA sublime pilotée par l’illustrateur Guillaume Singelin (PTSD) : je suis déjà conquis.

Ouf. On ne va pas se mentir, on a jeté l’éponge pour la conférence suivante, le Future Games Show, car la première était déjà bien pénible, et qu’il était une heure du matin. Je dois avouer que j’ai poussé tout seul de mon côté, pour voir le teaser d’IMMORTALITY, nouveau titre de Sam Barlow (Her Story, Telling Lies) et anciennement connu sous le nom Project Ambrosio, mais ça n’aurait clairement pas valu la peine de couvrir cette purge. Bien que rempli d’annonces, le PC Gaming Show a bien perdu de sa superbe et aura eu bien du mal à nous tenir intéressé·es et éveillé·es, la grande majorité des jeux attractifs étant partis se montrer ailleurs. Ne sera resté que le cringe de la présentation, qui aurait pu aussi aller ailleurs, tant qu’à faire.

Shift

Camélidé croisé touche de clavier et militant pro-MS Paint. J'aime les jeux indés à gros pixels, les platformers sadiques et les énigmes.

Aucun commentaire

L'espace de commentaires est fermé