Conférence EA - Notre récap avec Star Wars et les autres

[E3 2017] Notre récap de la conférence EA – Star Wars et les autres

J’ai pas mal cogité cette nuit (coucou l’insomnie), après la conférence EA pour décider de comment j’allais tourner ce récapitulatif de l’événement. Dois-je me concentrer sur le fond et la forme ? Juste le fond ? Juste la forme ?

Si ça n’avait été que ce dernier je vous aurais écrit ce que tout le monde a déjà dit sur les réseaux sociaux : la conférence EA était chiante, mal foutue, avec pas mal de gêne. Prenez par exemple ce Youtuber lambda que je ne connaissais pas, commencer à expliquer ce qu’est Need for Speed Payback, avant de laisser un blanc au milieu d’une phrase et de lâcher un superbe rire de nervosité, parce qu’il ne sait finalement pas quoi dire. Parlons également de l’incroyable prestation scénique de Patrick Söderlund qui nous a offert des discours plus mous que moi un dimanche matin en train d’écrire un article. Et enfin n’oublions pas, mais là je triche un peu puisque j’étends le tout au stream global d’EA, une fin de stream en apothéose avec la demande en mariage ultra cringe d’un Youtuber… D’ailleurs cette conférence était un peu trop la foire au youtuber/streamer. Pas sûr que les journalistes présents sur place aient beaucoup apprécié. Voilà, ça c’est la forme. Finalement ce n’est pas très intéressant de la traiter et ça ne mène nulle part. On le fait juste pour rire, parce que c’est aussi ça l’E3/EA Play, du foutage de gueule dans tous les coins et du troll de mauvaise foi.

youtuber conférence EA
Un moment plutôt gênant avec ce youtuber sorti de nulle part

Bref ! Entrons dans le vif du sujet, à savoir les jeux présentés. Electronic Arts, que nous as-tu proposé pendant cette heure et demi de conférence ? Mes impressions sont partagées entre « le je m’en foutisme » total et le « Ah oui tiens, à suivre ». Dans ce dernier cas, je parle en fait surtout de A Way Out, un titre EA Originals (vous savez, les jeux indépendants mais financés par EA, dont Unravel a été le premier ambassadeur) développé par le créateur de Brothers : A Tale of Two Sons. Après une longue bande-annonce ponctuée de phases de gameplay, le créateur du jeu nous explique que A Way Out se jouera exclusivement en coopération que ce soit en écran splitté ou en ligne. Génial ! Je fais partie des gens qui crient parce qu’aujourd’hui on n’a plus assez de jeux à partager sur un canapé. De plus, la promesse du titre a l’air bien sympathique. On incarnera un duo de prisonniers (dont l’un possède un nez, qu’Edmond Rostand aurait qualifié de la sorte : c’est un roc ! … c’est un pic… c’est un cap ! Que dis-je, c’est un cap ? … c’est une péninsule !) qui devra s’échapper pour une histoire de vengeance. Selon les premiers retours de journalistes sur place, la recette a l’air de pas mal fonctionner.

 

Mettons également dans le panier le reveal de Anthem, le nouveau jeu de Bioware qui a surtout servi à teaser l’arrivée de la Scorpio. Après un très court teaser qui nous montre un monde vaste, une tempête, un gros monstre et des méchas, on nous dit qu’on en verra plus ce soir, lors de la conférence Microsoft. Allez, mettons-nous à espérer, d’autant que les créateurs de Mass Effect ont à se faire pardonner auprès des joueurs pour Andromeda.

 

Enfin, Star Wars : Battlefront II me fait de l’œil. On a pu voir un trailer du multijoueur et une partie apparemment en direct sur Theed, la capitale de Naboo, avec des droïdes et des clones. Ça pète de partout, c’est pop-corn, simple et beau. Il ne m’en faut pas vraiment plus pour être hypé finalement. Rien que la promesse d’avoir les trois ères de Star Wars dans un jeu et des batailles spatiales me remplit de joie. En plus il y aura un mode solo tourné vers l’Empire et la façon dont est gérée et perçue la mort de l’Empereur. Le jeu de Dice, développé avec trois autres studios, chacun répartis sur une mécanique particulière (par exemple Criterion s’occupe des véhicules), a donc tous les atouts pour faire oublier son prédécesseur sorti en 2015. D’autant que les DLC se présenteront par saison et seront GRATUITS ! Oui, des DLC de chez EA seront gratuits, vous avez bien lu. Nous verrons le résultat du tout à la fin de l’année. Par contre Dark Maul a l’air ultra pété…

 

Toujours concernant Dice, les suédois n’en ont pas fini pour autant avec Battlefield 1 et nous ont présenté plus en précision le prochain DLC centré sur les russes, In the Name of the Tsar. Les nouvelles maps ont l’air de faire le café, ce qui laisse présager encore une certaine longévité au dernier né du studio. Tant mieux, parce que j’ai beaucoup aimé ce jeu et j’y retourne encore aujourd’hui avec plaisir.

 

Sur un ton plus négatif, je dois dire que Need for Speed m’a finalement laissé de marbre. La première séquence de gameplay montrée avait pourtant de quoi donner envie. Le titre est très joli et a l’air assez dynamique malgré une conduite qui m’a paru assez lourde. Mais finalement, la mission scriptée dans laquelle on poursuit un camion pour lui voler sa tire qu’il transporte, présentée deux fois, m’aura un peu refroidi. Trop de cutscene, même si celles-ci se lancent dans la continuité du jeu. Je ne donnerai pas de conclusion hâtive sur le titre qui nous laissera tout de même librement customiser nos caisses. J’attendrai d’en voir plus et pourquoi pas de mettre les mains dessus si je sens la hype monter un petit peu.

 

À part ça ? Il y a eu les jeux de sports dont je me fiche complètement pour être honnête. Si vous avez raté ça, sachez juste que Madden aura son mode solo (avec en guest, l’excellent et bankable Mahershala Ali qu’on a pu voir dans House of Cards et l’oscarisé Moonlight), nouveau standard sur les jeux de sports depuis NBA 2K16. FIFA 18 nous fera retrouver Alex Hunter et NBA Live nous a montré ses animations et sa modélisation. C’est tout.

 

Ah non pardon, EA a eu la bonne idée de terminer sa conférence sur Star Wars : Galaxy of Heroes, un jeu mobile sorti depuis deux ans…

Finalement, les trucs bien avec la conférence EA, qui se tient en marge de l’E3, c’est déjà qu’elle est la première à passer, ce qui nous permet déjà d’avoir un indicateur de référence pour celles à suivre, et d’autre part, qu’on l’aura oubliée à la fin du salon. Si j’avais une note à lui mettre, ce serait Un jeu à suivre et du pewpew/20. Bien évidemment il ne s’agit que de mon opinion sur la chose et je vous prierais de bien vouloir éviter de m’insulter parce que j’ai dit que les jeux de sports estampillés EA c’est chiant et toujours la même chose (Quoi ? Je l’avais pas dit ? Oups…).

EA in a nutshell

Noodles
Noodles

Rédacteur en chef - Faire des jeux de mots c’est mon dada. Et aussi écrire sur le jeu vidéo, bien évidemment. Oh, n’importe quel jeu, tant qu’il me fait de l’oeil je passe outre son genre. C’est aussi ça vivre en 2017.

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